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    date: 2010-04-13 21:10:29.0 Europe/Zurich (+02:00)
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    \t\t<p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Arr&ecirc;t N&deg; 57 du 17 avril 2010</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Dossier n&deg; 126/06-SOC</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">PRESCRIPTION DE L&rsquo;ACTION PUBLIQUE &ndash; EXTINCTION - ACTION PUBLIQUE &ndash; ACTION CIVILE &ndash; AUTORIT&Eacute; DE LA CHOSE JUG&Eacute;E</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">\t&laquo;&nbsp; La prescription de l&rsquo;action publique n&rsquo;a pas seulement pour effet d&rsquo;&eacute;teindre l&rsquo;action publique. Elle entra&icirc;ne &eacute;galement et par voie de cons&eacute;quence, l&rsquo;extinction de l&rsquo;action civile ; qu&rsquo;elle interdit de faire &eacute;tat &agrave; nouveau de l&rsquo;existence d&rsquo;une faute p&eacute;nale contre le pr&eacute;venu devant la juridiction civile en raison de l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e ; qu&rsquo;il n&rsquo;en demeure pas moins que les victimes des actes d&rsquo;un pr&eacute;venu peuvent saisir la juridiction civile, en r&eacute;paration du pr&eacute;judice par eux subis, en basant leur action sur un autre fondement juridique ou sur une faute autre que celle sur laquelle la juridiction r&eacute;pressive s&rsquo;&eacute;tait prononc&eacute;e&nbsp;&raquo; </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">L&rsquo;ASSURANCE XXX</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">R.E.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">Soci&eacute;t&eacute; YYY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">B.A.</span></p><p class="cs964C40F2"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs964C40F2"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">LA COUR, </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Apr&egrave;s en avoir d&eacute;lib&eacute;r&eacute; conform&eacute;ment &agrave; la loi&nbsp;:</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de l&rsquo;Assurances XXX, dont le si&egrave;ge social est [adresse], poursuites de son Directeur g&eacute;n&eacute;ral, &eacute;lisant domicile l&rsquo;&eacute;tude de son Conseil Ma&icirc;tre RAJER Max, Avocat &agrave; la Cour, contre l&rsquo;arr&ecirc;t n&deg; 99 rendu le 12 avril 2006 par la Chambre Civile de la Cour d&rsquo;Appel de Mahajanga dans le litige l&rsquo;opposant &agrave; B.A.&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les m&eacute;moires en demande et en d&eacute;fense produits&nbsp;:</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csBAF33195">Sur le premier et deuxi&egrave;me moyen de cassation r&eacute;unis</span><span class="csCF6BBF71"> pris de la violation des articles 10 du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale et 311 de la loi sur la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations, manque de base l&eacute;gale, violation de la loi et de l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> pour entrer en condamnation de la l&rsquo;Assurances XXX au paiement de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts, la Cour d&rsquo;Appel a tout simplement soutenu, que l&rsquo;action civile est port&eacute;e devant la juridiction civile et la recevabilit&eacute; de cette action est soumise aux r&egrave;gles &eacute;dict&eacute;es par le code de proc&eacute;dure civile&nbsp;; que selon une jurisprudence de la Cour Supr&ecirc;me, lorsque la cause de la prescription incombe &agrave; la carence du parquet, la partie civile ne doit pas en supporter les cons&eacute;quences&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">alors qu</span><span class="csCF6BBF71">&rsquo;il est express&eacute;ment pr&eacute;vu par l&rsquo;article 10 alin&eacute;a 1</span><span class="csCF6BBF71"><sup>er</sup></span><span class="csCF6BBF71"> du code de proc&eacute;dure p&eacute;nale que l&rsquo;action civile ne peut pas &ecirc;tre engag&eacute;e apr&egrave;s expiration du d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;action publique&nbsp;; qu&rsquo;ainsi, tout en sachant que le 21 septembre 1999 la Cour d&rsquo;Appel de Mahajanga a d&eacute;j&agrave; constat&eacute; l&rsquo;extinction de l&rsquo;action publique par prescription, B.A. a encore saisi le tribunal civil le 29 juillet 2002&nbsp;; qu&rsquo;aucune condamnation p&eacute;nale n&rsquo;a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e contre R.E., et aucune action civile ne peut &ecirc;tre port&eacute;e devant la juridiction civile&nbsp;; qu&rsquo;il est du devoir de la partie la plus diligente d&rsquo;apporter les diligences n&eacute;cessaires pour interrompre le d&eacute;lai de prescription ou &eacute;viter la prescription de l&rsquo;action publique (premier moyen)&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> la Cour d&rsquo;Appel a condamn&eacute; l&rsquo;assurance XXX au paiement de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">alors qu</span><span class="csCF6BBF71">&rsquo;une d&eacute;cision d&eacute;finitive faute de recours, l&rsquo;arr&ecirc;t correctionnel n&deg; 273 du 21 septembre 1999 a constat&eacute; l&rsquo;extinction de l&rsquo;action publique et l&rsquo;incomp&eacute;tence de la Cour pour conna&icirc;tre des int&eacute;r&ecirc;t civils&nbsp;; que cet arr&ecirc;t a autoris&eacute; de la chose jug&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de tous, y compris du juge civil&nbsp;; que l&rsquo;arr&ecirc;t civil attaqu&eacute; vient remettre en question ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement et n&eacute;cessairement jug&eacute; par le juge p&eacute;nal, or en mati&egrave;re d&rsquo;accident de la circulation la responsabilit&eacute; civile est li&eacute;e &agrave; la responsabilit&eacute; p&eacute;nale&nbsp;; que le juge p&eacute;nal n&rsquo;ayant pas prononc&eacute; de condamnation, le juge civil n&rsquo;avait pas &agrave; condamner &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts (deuxi&egrave;me moyen)&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que sur appel de l&rsquo;assurance XXX contre le jugement n&deg;399 du 15 avril 1993, qui a condamn&eacute; le pr&eacute;venu R.E. &agrave; un mois d&rsquo;emprisonnement avec sursis pour blessures involontaires, et retenu sa responsabilit&eacute; enti&egrave;re quant &agrave; l&rsquo;accident et par avant dire droit ordonn&eacute; une expertise m&eacute;dico-l&eacute;gale de B.A. tout en lui allouant des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; titre de provision, la Chambre p&eacute;nale de la Cour d&rsquo;Appel de Mahajanga, vidant sa saisine, a par arr&ecirc;t n&deg;273 du 21 septembre 1999, constat&eacute; la prescription de l&rsquo;action publique, et s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute;e incomp&eacute;tente pour statuer sur les int&eacute;r&ecirc;ts civils&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Que le 29 juillet 2002, B.A. a saisi le Tribunal civil en r&eacute;paration des pr&eacute;judices par elles subies suite de l&rsquo;accident dont elle a &eacute;t&eacute; victime&nbsp;; que son &nbsp;action a abouti &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t attaqu&eacute; qui a condamn&eacute; R.E. au paiement de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts, d&eacute;clar&eacute; la Soci&eacute;t&eacute; YYY civilement responsable, et la d&eacute;cision opposable &agrave; l&rsquo;assurance XXX;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que par les deux moyens r&eacute;unis, il est essentiellement fait grief &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t n&deg; 99 du 12 avril 2006 de la Chambre civile de la Cour d&rsquo;Appel de Mahajanga d&rsquo;avoir viol&eacute; de la chose jug&eacute;e attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t n&deg; 273 du 21 septembre 1999 de la Chambre correctionnelle de la m&ecirc;me Cour qui a constat&eacute; l&rsquo;extinction de l&rsquo;action publique et s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute;e incomp&eacute;tente pour conna&icirc;tre des int&eacute;r&ecirc;ts civils&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu certes que la prescription de l&rsquo;action publique n&rsquo;a pas seulement pour effet d&rsquo;&eacute;teindre l&rsquo;action publique, elle entra&icirc;ne &eacute;galement et par voie de cons&eacute;quence, l&rsquo;extinction de l&rsquo;action civile&nbsp;; qu&rsquo;elle interdit de faire &eacute;tat &agrave; nouveau de l&rsquo;existence d&rsquo;une faute p&eacute;nale contre le pr&eacute;venu devant la juridiction civile en raison de l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e&nbsp;; qu&rsquo;il n&rsquo;en demeure pas moins que les victimes des actes d&rsquo;un pr&eacute;venu peuvent saisir la juridiction civile, en r&eacute;paration du pr&eacute;judice par eux subis, en basant leur action sur un autre fondement juridique ou sur une faute autre que celle sur laquelle la juridiction r&eacute;pressive s&rsquo;&eacute;tait prononc&eacute;e&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu&rsquo;en &eacute;tat de ses &eacute;nonciations, la Chambre civile de la Cour d&rsquo;Appel de Mahajanga n&rsquo;a pas fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;une faute p&eacute;nale retenue contre le pr&eacute;venu et n&rsquo;encourt pas les griefs des deux moyens&nbsp;; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Qu&rsquo;en faisant droit &agrave; la requ&ecirc;te de B.A., elle a, &agrave; bon droit appliqu&eacute; les dispositions de l&rsquo;article 204 de la loi sur la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations&nbsp;; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Que le moyen n&rsquo;est pas fond&eacute;. </span></p><p class="cs964C40F2"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">REJETTE</span><span class="csCF6BBF71"> le pourvoi&nbsp;;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne la demanderesse &agrave; l&rsquo;amende et aux d&eacute;pens.</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jug&eacute; et prononc&eacute; par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus. </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">O&ugrave; &eacute;taient pr&eacute;sents&nbsp;:</span></p><p class="csD9F7C31C"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs&nbsp;:</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n
    \t\t\t<li class="csDC452A3E" value="0"><span class="csCF6BBF71">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Pr&eacute;sident de Chambre, Pr&eacute;sident&nbsp;;</span></li><li class="cs5EF89F33"><span class="csCF6BBF71">RASOLO Elise, Conseiller &ndash; Rapporteur&nbsp;;</span></li><li class="cs5EF89F33"><span class="csCF6BBF71">RASAMIMAMY Angelain, RAJOHARISON Rondro Vakana, RASOANOSY Vololomalala, Conseillers, tous membres&nbsp;;</span></li><li class="cs5EF89F33"><span class="csCF6BBF71">RAKOTOVAO Aur&eacute;lie, Avocat G&eacute;n&eacute;ral&nbsp;;</span></li><li class="cs2FDBAB57"><span class="csCF6BBF71">ANDRIANALISOA RAMANAMISATA Eloi, Greffier&nbsp;;</span></li></ul>\n
    \t\t<p class="cs89BCB43C"><span class="csCF6BBF71">La minute du pr&eacute;sent arr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e par le Pr&eacute;sident, le Rapporteur et le Greffier. </span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p></body>\n
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