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    Encourt la cassation l’arrêt qui, malgré la régularité formelle du testament, s’est abstenu de discuter et de répondre aux moyens d’appel. \n
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    N’a pas motivé sa décision la Cour d’appel qui a procédé au partage des parcelles successorales sans s’expliquer sur les raisons qui l’a motivées à exclure d’autres biens.
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    \t\t<p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Arr&ecirc;t n&deg; 106 du 17 f&eacute;vrier 2017</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Dossier : 321/12-CO</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">MESURES D&rsquo;INSTRUCTION PR&Eacute;PARATOIRE &ndash; OPPORTUNIT&Eacute; &ndash; APPR&Eacute;CIATION DES JUGES DU FOND</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">&laquo;&nbsp;L&rsquo;opportunit&eacute; d&rsquo;une mesure d&rsquo;instruction pr&eacute;paratoire rel&egrave;ve de la libre appr&eacute;ciation des juges du fond d&egrave;s lors qu&rsquo;ils estiment que les &eacute;l&eacute;ments et pi&egrave;ces de la proc&eacute;dure sont suffisants pour leur permettre de statuer en toute connaissance de cause.&nbsp;&raquo;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">H&eacute;ritiers R.L</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">R.E</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">CHAMBRE CIVILE COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile Commerciale et Sociale, en son audience publique ordinaire du vendredi dix sept f&eacute;vrier deux mille dix sept, tenue au palais de Justice &agrave; Anosy, a rendu l&#39;arr&ecirc;t dont la teneur suit:</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Apr&egrave;s en avoir d&eacute;lib&eacute;r&eacute; conform&eacute;ment &agrave; la loi;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">\tStatuant sur le pourvoi des h&eacute;ritiers de R.L tous domicili&eacute;s au [Adresse 1], ayant pour conseil Ma&icirc;tre Ravelonjanahary avocat, contre l&#39;arr&ecirc;t n&deg;646 du 11 mai 2011 de la Chambre Civile de la Cour d&#39;Appel d&#39;Antananarivo dans la proc&eacute;dure qui les oppose &agrave; R.E ;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Vu les m&eacute;moires en demande et en d&eacute;fense produits ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Sur le troisi&egrave;me moyen de cassation tir&eacute; de l&#39;article 26 alin&eacute;a 7 de la Loi organique n&deg;2004.036 du 1er octobre 2004 sur la Cour Supr&ecirc;me, et pris de la violation de l&#39;article 103 de la loi sur la Th&eacute;orie G&eacute;n&eacute;rale des Obligations et des articles 25 et 26 de la loi n&deg;68.012 du 04 juillet 1968 pour d&eacute;faut de r&eacute;ponse &agrave; conclusions r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;pos&eacute;es ;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">En ce que l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a valid&eacute; le testament n&deg;81 du 24 juillet 1990 alors que ledit testament &eacute;tait vici&eacute; et ne refl&eacute;tait pas la volont&eacute; r&eacute;elle de la testatrice ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que l&#39;officier public authentificateur avait omis de donner lecture de l&#39;acte par lui &eacute;tablit bien que la loi l&#39;exige ;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Que la Cour d&#39;Appel n&#39;a pas discut&eacute; ni r&eacute;pondu &agrave; leurs moyens ; </span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Vu lesdits textes ;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la lecture du testament critiqu&eacute; a permis de constater qu&#39;il a &eacute;t&eacute; donn&eacute; lecture de l&#39;acte &agrave; la testatrice ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu toutefois que pour infirmer le jugement entrepris ayant annul&eacute; ledit testament, l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a &eacute;nonc&eacute; &quot; Attendu quant au fond, l&#39;omission de R.L du testament r&eacute;sulte tout simplement de l&#39;application du principe du &quot; masi-mandidy &quot; par le testateur, pr&eacute;vu par l&#39;article 46 de la loi pr&eacute;cit&eacute;e, et non celui de l&#39;exh&eacute;r&eacute;dation &quot;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu cependant que les demandeurs au pourvoi ont toujours soutenu et soulev&eacute; que suivant les d&eacute;clarations des t&eacute;moins &agrave; l&#39;acte en l&#39;occurrence R.L et R.J dans leurs r&eacute;ponses sur le proc&egrave;s-verbal d&#39;interpellation en date du 10 ao&ucirc;t 2004, l&#39;&eacute;crit qui a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&#39;officier public authentificateur &eacute;tait l&#39;&oelig;uvre du b&eacute;n&eacute;ficiaire R.E et non de la testatrice et cette derni&egrave;re &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &acirc;g&eacute;e et malade (efa osa tokoa ) au moment de l&#39;&eacute;tablissement de l&#39;acte ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que leur grand-m&egrave;re n&#39;&eacute;tait plus ma&icirc;tre de ses actes et a agi sous la contraint de R.E et que c&#39;est la volont&eacute; de ce dernier qui a &eacute;t&eacute; consign&eacute;e dans le testament ;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu&#39;en s&#39;abstenant de discuter et de r&eacute;pondre &agrave; ces moyens, la Cour d&#39;Appel a m&eacute;connu les exigences de la loi et sa d&eacute;cision encourt la cassation ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Sur le quatri&egrave;me moyen de cassation tir&eacute; de l&#39;article 26 alin&eacute;a 7 et 28 de la Loi organique n&deg;2004.036 du 1er octobre 2004 sur la Cour Supr&ecirc;me et pris de la violation des articles 16, 17 et 21 de la loi n&deg;68.012 du 04 juillet 1968 pour d&eacute;faut de r&eacute;ponse &agrave; conclusions r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;pos&eacute;es et omission de se prononcer sur des demandes formul&eacute;es par &eacute;crit notamment les cas des parcelles cadastrales n&deg;70, 72, 74 et 84 ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">En ce que la Cour d&#39;Appel n&#39;a pas partag&eacute; lesdites parcelles cadastrales en deux parts &eacute;gales alors qu&#39;elles appartenaient en propre &agrave; feu R.A.E ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Il est reproch&eacute; &agrave; l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; de n&#39;avoir pas r&eacute;pondu aux conclusions des demandeurs au pourvoi concernant le partage des parcelles cadastrales n&deg;70, 72, 74 et 84 lesquelles constituent des biens propres de feu R.A.E ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour infirmer le jugement entrepris, l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a &eacute;nonc&eacute; &quot; Attendu que la communaut&eacute; non liquid&eacute;e au &nbsp;moment de la dissolution est soumise au principe du &quot; mizara-mira &quot; ; que la part de R.E sur les biens communs de ses parents est de la moiti&eacute; (part de sa m&egrave;re) plus la moiti&eacute; de la part &nbsp;de son p&egrave;re soit 1/4, donc au total 1/2 + 1/4 = 3/4 &nbsp;sur les propri&eacute;t&eacute;s suivantes = . . . les parcelles cadastrales n&deg;70-72 - 74 -83 de la Section &quot; AI &quot; Ambohitrakanga ; &quot;</span></p><p class="cs6E48493B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu&#39;en ordonnant le partage desdites parcelles cadastrales &nbsp;en les faisant rentrer dans la masse des biens de la communaut&eacute;, sans s&#39;expliquer sur les raisons qui l&#39;ont motiv&eacute;es &agrave; les exclure des biens propres de feu R.A.E, la Cour d&#39;Appel n&#39;a pas suffisamment motiv&eacute; sa d&eacute;cision laquelle encourt la cassation et sans qu&#39;il soit besoin d&#39;examiner les autres moyens propos&eacute;s ;</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">&nbsp;</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l&#39;arr&ecirc;t n&deg;646 du 11 mai 2011 de la Chambre Civile de la Cour d&#39;Appel d&#39;Antananarivo ;</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la m&ecirc;me Cour autrement compos&eacute;e ;</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Condamne le d&eacute;fendeur aux d&eacute;pens.</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jug&eacute; et prononc&eacute; par la Cour de Cassation, Chambre civile Commerciale et Sociale les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">O&ugrave; &eacute;taient pr&eacute;sents:</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n
    \t\t\t<li class="csC7681BE7" value="0"><span class="csCF6BBF71">RASOARIMALALA Rinah Victorine, Pr&eacute;sident de Chambre, Pr&eacute;sident;</span></li><li class="csC7681BE7"><span class="csCF6BBF71">RAZAFIMORIA David, Conseiller - Rapporteur ;</span></li><li class="csC7681BE7"><span class="csCF6BBF71">RAFENOMANANIONY Eliana Blandine, Conseiller, HARIMISA Noro Vololona, Conseiller, RASAMIZAFY Naly Yvonne, Conseiller, tous membres ;</span></li><li class="csC7681BE7"><span class="csCF6BBF71">RAKOTOMANDIMBY Christiane, Avocat G&eacute;n&eacute;ral;</span></li><li class="csC7681BE7"><span class="csCF6BBF71">ANDRIANALISOA Ramanamisata Eloi, Greffier.</span></li></ul>\n
    \t\t<p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71">La minute du pr&eacute;sent arr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e par le Pr&eacute;sident, le Rapporteur, et le Greffier./.</span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290">&nbsp;</span></p></body>\n
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