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[ "code" => "DCS68389AFFEB872" "numero" => 179 "arretAt" => DateTimeImmutable @1524245759 {#1423 : 2018-04-20 19:35:59.0 Europe/Zurich (+02:00) } "numeroDossier" => "030/09-CO" "nature" => "Civile" "solution" => "Rejet" "cassation" => "Ordinaire" "url" => null "object" => "Vente de chose d'autrui" "objectOther" => null "sommaire" => "La vente d’un bien déjà valablement aliéné constitue une vente de la chose d’autrui, frappée de nullité absolue en application de l’article 1599 du Code civil, et ce, nonobstant l’inscription au titre foncier ou l’établissement d’un nouveau titre, dès lors qu’il s’agit d’une mention subséquente ne pouvant conférer validité à un acte nul." "content" => """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.cs9D583FC0{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs6520A7AC{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs31B015EA{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n \t\t\t.cs1E8B8560{text-align:center;text-indent:28pt;margin:0pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs9FBA6616{text-align:justify;text-indent:28pt;margin:0pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csBAF33195{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:italic;text-decoration: underline;}\n \t\t\t.csE2DF19C1{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;text-decoration: underline;}\n \t\t\t.cs325333E6{text-align:justify;margin:0pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5;list-style-type:disc;color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal}\n \t\t\t.csC0A11FC2{text-align:justify;text-indent:28pt;margin:5pt 4pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csDCBABC4C{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 10pt 18pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csFEEEEB43{text-align:left;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.15}\n \t\t\t.csD5D7D290{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial;font-size:11pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t</style>\n \t</head>\n \t<body>\n \t\t<p class="cs9D583FC0"><span class="csCF6BBF71">ARRÊT N°179 du 20 Avril 2018</span></p><p class="cs9D583FC0"><span class="csCF6BBF71">Dossier n°030/09-CO</span></p><p class="cs6520A7AC"><span class="cs91EF8B52">DOUBLE VENTE – LA DEUXIÈME EN DATE CONSTITUE UNE VENTE D’UN BIEN D’AUTRUI – ARTICLE 1599 CODE CIVIL – NULLITÉ – INSCRIPTION DE LA DEUXIÈME VENTE AU TITRE – MENTION SUBSÉQUENTE – ANNULABLE</span></p><p class="cs6520A7AC"><span class="cs31B015EA">La vente d’un bien déjà valablement aliéné constitue une vente de la chose d’autrui, frappée de nullité absolue en application de l’article 1599 du Code civil, et ce, nonobstant l’inscription au titre foncier ou l’établissement d’un nouveau titre, dès lors qu’il s’agit d’une mention subséquente ne pouvant conférer validité à un acte nul.."</span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="csCF6BBF71">R.A.</span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="csCF6BBF71">R.B.S.</span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="cs91EF8B52">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre civile Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi vingt avril deux mille dix huit, tenue au palais de Justice à Anosy, a rendu l'arrêt dont la teneur suit :</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de R.A. demeurant à [adresse], contre l'arrêt n°CATO-341/CIV/08 du 07 octobre 2008 rendu par la chambre civile de la Cour d'Appel de Toamasina dans le litige l'opposant à R.B.S. ; </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense produits ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csBAF33195">Sur le moyen unique de cassation en ses deux branches réunies</span><span class="csCF6BBF71"> tiré des articles 25 et 26 de loi organique n°2004-036 du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême, violation des articles 121 et 123 de l'ordonnance n°60-146 du 1er octobre 1960, 1583 du code civil et 180 du code de procédure civile, pour violation de la loi, fausse interprétation et fausse application de la loi, non réponse à conclusions, insuffisance de motifs et manque de base légale ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csE2DF19C1">En ce que</span><span class="csCF6BBF71"> d'une part, pour faire droit à la requête, l'arrêt attaqué , en application des articles 121 et 123 de l'ordonnance n°60-146 du 1</span><span class="csCF6BBF71"><sup>er</sup></span><span class="csCF6BBF71"> octobre 1960, a affirmé le caractère définitif et inattaquable du titre foncier n°7967-K de la propriété dite « HENINTSOA » appartenant à R.B.S. </span><span class="csE2DF19C1">Alors qu</span><span class="csCF6BBF71">'il ne s'agit pas en l'espèce d'un titre foncier originaire établi en suite d'une procédure d'immatriculation mais d'une inscription subséquente née d'une vente donc susceptible d'être modifiée ou annulée ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csE2DF19C1">En ce que</span><span class="csCF6BBF71"> d'autre part, l'arrêt attaqué s'est borné à ordonner la démolition des constructions faites par R.A. sans s'être expliqué sur les effets juridiques de la vente faite à son profit par acte en date du 20 aout 1986 soit antérieurement à celui au profit de R.B.S. en date du 04 mai 1987 </span><span class="csE2DF19C1">Alors qu</span><span class="csCF6BBF71">' il ya eu vente de la chose d'autrui ; que ce fait a été invoqué par R.A. tant en instance qu'en appel ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en l'espèce, R.A.A a acquis en vertu d'un acte de vente en date du 20 aout 1986 une superficie de 144m2 de la propriété dite « MORARANO XXXI » TF n°1697-K appartenant à R.M. ; Que-R.B.S. a également acquis une superficie de 04 a 3 ça de la même propriété par acte de vente en date du 04 mai 1987, devenue propriété dite « HENINTSOA VI» TF n°7967-K empiétant sur la parcelle acquise par R.A. selon les dires d'expert désigné par le premier juge ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Qu'il en résulte que le titre d'immatriculation de la propriété « HENINTSOA VI » au nom de R.B.S. n'a pas été obtenu suite à une procédure normale originaire d'immatriculation donc modifiable et annulable ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Que la Cour d'Appel constatant le caractère définitif et inattaquable du titre en cause en vertu des articles 121 et 123 de l'ordonnance n°60-146 du 1</span><span class="csCF6BBF71"><sup>er</sup></span><span class="csCF6BBF71"> octobre 1960 relative à l'immatriculation foncière, a fait une fausse application de la loi ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu’il découle de ce qui précède que la partie de terrain litigieuse sur laquelle</span></p><p class="cs9D583FC0"><span class="csCF6BBF71">R.A. a édifié des constructions lui a été cédée par R.M. antérieurement à la vente faite par cette dernière au profit de R.B.S. ; Que s'agissant d'une vente de la chose d'autrui, conformément aux dispositions de l'article 1599 du code civil, telle vente est nulle ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Que l'arrêt déféré ayant fait droit à la demande de R.B.S. aux fins de démolition des constructions encourt ainsi la censure de la Cour Suprême ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs1E8B8560"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="cs91EF8B52">CASSE ET ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> l'arrêt n°CATO-341/CIV/08 du 07 octobre 2008 rendu par la chambre civile de la Cour d'Appel de Toamasina ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée Ordonne la restitution de l'amende de cassation ;</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Condamne la défenderesse aux dépens.</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre civile Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><p class="cs9FBA6616"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs325333E6" value="0"><span class="csCF6BBF71">ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, Président de Chambre, Président ;</span></li><li class="cs325333E6"><span class="csCF6BBF71">RAHARISOASEHENO Injaikarivony, Conseiller - Rapporteur ;</span></li><li class="cs325333E6"><span class="csCF6BBF71">RASOANOROLALAO Isabelle, Conseiller, RAMIADANARIVO Simone, Conseiller, RANDRIAMANANTSOA Feteson, Conseiller, tous membres ;</span></li><li class="cs325333E6"><span class="csCF6BBF71">RAMANASE Marc, Avocat Général ;</span></li><li class="cs325333E6"><span class="csCF6BBF71">ANDRIANALISOA Ramanamisata Eloi, Greffier.</span></li></ul>\n \t\t<p class="csC0A11FC2"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csC0A11FC2"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur, et le Greffier.</span></p><p class="csDCBABC4C"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ "matieres" => [ "Vente" ] "keywords" => "\u{A0}Double vente – la deuxième en date constitue une vente d’un bien d’autrui – Article 1599 code civil – Nullité – Inscription de la deuxième vente au titre – Mention subséquente – Annulable" ] |
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