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    \t\t<p class="csD3421C37"><span class="csCF6BBF71">ARRET N&deg; 3 du 13 mars 2012</span></p><p class="cs88367465"><span class="csCF6BBF71">Dossier n&deg; 425/04-COM</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">PRESCRIPTION - CESSION DE PART SOCIAUX - EXCEPTION REGULIEREMENT FORMULEE </span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs31B015EA">Est cass&eacute; l&#39;arr&ecirc;t de la Cour d&#39;Appel qui ne s&#39;est pas prononc&eacute; sur les motifs qui l&#39;a d&eacute;termin&eacute; &agrave; &eacute;carter une exception r&eacute;guli&egrave;rement formul&eacute;e notamment en ne s&#39;expliquant sur l&#39;impossibilit&eacute; d&#39;agir qui si elle &eacute;tait admise suspendrait la prescription.</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">Soci&eacute;t&eacute; XXX</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">Etablissements YYY</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Apr&egrave;s en avoir d&eacute;lib&eacute;r&eacute; conform&eacute;ment &agrave; la loi:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Soci&eacute;t&eacute; XXX dont le si&egrave;ge social est &agrave; </span><span class="csFE01109C">[adresse]</span><span class="csCF6BBF71">, poursuites et diligences de son Pr&eacute;sident Directeur G&eacute;n&eacute;ral D.L., contre l&#39;arr&ecirc;t n&deg; 43-C rendu le 3 novembre 2003 par la Chambre Commerciale de la Cour d&#39;Appel de Mahajanga dans la proc&eacute;dure qui l&#39;oppose &agrave; les &Eacute;tablissements YYY</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu le m&eacute;moire en demande produit ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur le moyen unique de cassation pris en ses trois branches, tir&eacute; de l&#39;application de l&#39;article 5 de la loi n&deg; 61-013 du 19 juillet 1961 portant cr&eacute;ation de la Cour Supr&ecirc;me, et pris de la violation des articles 379 et 382 de la loi n&deg; 66-003 du 2 juillet 1966 relative &agrave; la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations, 180 et 410 du code de proc&eacute;dure civile, violation et fausse application de la loi, d&eacute;naturation des faits de la cause, exc&egrave;s de pouvoir, d&eacute;faut de r&eacute;ponse &agrave; conclusions :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce que l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a d&eacute;clar&eacute; l&#39;action de la requ&eacute;rante &eacute;teinte par la prescription quinquennale, motif pris de ce qu&#39;en mati&egrave;re commerciale la prescription est de cinq ans, alors que, d&#39;une part, toutes les actions port&eacute;es devant la juridiction commerciale, qui conna&icirc;t notamment des litiges n&eacute;s entres les actionnaires ou &agrave; l&#39;occasion d&#39;actes de soci&eacute;t&eacute;s, ne se prescrivent pas n&eacute;cessairement par cinq ans: que l&#39;article 379 de la loi relative &agrave; la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations dispose que les actions tant personnelles que r&eacute;elles se prescrivent par trente ann&eacute;es en mati&egrave;re civile, cinq ann&eacute;es en mati&egrave;re commerciale, si la loi n&#39;en dispose autrement; d&#39;autre part, l&#39;article 382 de la de la loi relative &agrave; la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations contient les causes de suspension de la prescription: L&#39;instance, le d&eacute;lai de gr&acirc;ce accord&eacute; par le juge, l&#39;&eacute;tat d&#39;incapacit&eacute; l&eacute;gale, l&#39;impossibilit&eacute; absolue d&#39;agir dans laquelle s&#39;est trouv&eacute; le d&eacute;biteur ou le cr&eacute;ancier, suspendent la prescription. Le d&eacute;lai continue &agrave; courir d&egrave;s que la cause de suspension a pris fin. (Premi&egrave;re branche) :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce que, l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a omis de se prononcer sur les moyens invoqu&eacute;s par la XXX sur la suspension de la prescription tir&eacute;s sur son impossibilit&eacute; absolue d&#39;agir ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Alors que c&#39;est &agrave; partir de cette qualification de l&#39;impossibilit&eacute; absolue d&#39;agir de la situation de la XXX que d&eacute;pendra l&#39;appr&eacute;ciation de la prescription extinctive de l&#39;action (deuxi&egrave;me branche) :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce qu&rsquo;enfin, l&rsquo;arr&ecirc;t attaqu&eacute; a omis de r&eacute;pondre aux questions relatives aux cessions d&#39;actions de la XXX dans le capital des &Eacute;tablissements YYY&nbsp;;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Alors que dans ses demandes d&rsquo;instance, la XXX a requis qu&#39;il soit ordonn&eacute; aux personnes qui avaient particip&eacute; tant aux op&eacute;rations d&#39;augmentation de capital en 1986 et 1988, qu&#39;aux op&eacute;rations de cession d&#39;action d&eacute;tenues par la XXX de d&eacute;livrer toutes informations y aff&eacute;rentes, que les op&eacute;rations de cession des actions de la XXX dans le capital des Etablissements YYY ont &eacute;t&eacute; express&eacute;ment vis&eacute;es dans la requ&ecirc;te de la XXX, que le principal du litige est constitu&eacute; par les cessions d&#39;action dont l&#39;acte d&#39;agr&eacute;ment n&#39;a pas &eacute;t&eacute; soumis &agrave; la formalit&eacute; de publicit&eacute; de d&eacute;p&ocirc;t au registre du commerce (troisi&egrave;me branche)&nbsp;;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de lois vis&eacute;s au moyen</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu sur les trois branches de l&#39;unique moyen de cassation r&eacute;unis, que le moyen reproche en premier lieu &agrave; l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; de n&#39;avoir pris en compte que la prescription quinquennale, sans admettre que d&#39;autres modalit&eacute;s de prescription peuvent &eacute;galement entrer en jeu, en mati&egrave;re commerciale, notamment l&#39;admission de cas de suspension pr&eacute;vus par l&#39;article 382 de la loi relative &agrave; la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu&#39;en second lieu, qu&#39;il est critiqu&eacute; &agrave; l&#39;arr&ecirc;t de n&#39;avoir pas retenu le fait que la XXX &eacute;tait dans l&rsquo;impossibilit&eacute; absolue d&#39;agir dans la mesure o&ugrave; l&#39;acte frauduleux de cession de parts a &eacute;t&eacute; pass&eacute; &agrave; son insu et dissimul&eacute; de son regard, qu&#39;il est soutenu qu&#39;elle n&#39;a d&eacute;couvert l&#39;acte litigieux qu&#39;apr&egrave;s maintes recherches et apr&egrave;s la r&eacute;ponse des &Eacute;tablissements YYY que la prescription doit courir &agrave; la date de cette d&eacute;couverte, laquelle se situe, soit &agrave; la date de l&#39;exploit du 22 juin 2000 ou de la proc&eacute;dure judiciaire engag&eacute;e le 21 octobre 1999, soit &agrave; la production le 4 d&eacute;cembre 2000 par les &Eacute;tablissements XXX des copies des actes de cession dans le dossier de proc&eacute;dure;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu&#39;enfin, il est fait grief &agrave; la Cour d&#39;Appel d&#39;avoir omis d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment de r&eacute;pondre auxdits moyens avanc&eacute;s&nbsp;;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour retenir la prescription de l&#39;action de la XXX, l&#39;arr&ecirc;t attaqu&eacute; &eacute;nonce:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu&#39;en l&#39;esp&egrave;ce, il ressort, des pi&egrave;ces du dossier, que la demande de la soci&eacute;t&eacute; XXX, en date du 21 octobre 1999, porte sur des actes commerciaux effectu&eacute;s en 1986, en 1988 et en 1990; qu&#39;en application de l&#39;article 379 alin&eacute;a 1 de la loi sur la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale des obligations, qui &eacute;dicte que &quot;les actions tant personnelles que r&eacute;elles se prescrivent par trente ann&eacute;es en mati&egrave;re civile, cinq ann&eacute;es en mati&egrave;re commerciale, si la loi n&#39;en dispose autrement, l&#39;action de la XXX est &eacute;teinte par la prescription quinquennale qu&#39;ainsi c&#39;est &agrave; bon droit que le premier juge l&#39;a d&eacute;clar&eacute;e prescrite, qu&#39;il y a lieu de confirmer sa d&eacute;cision&nbsp;&raquo;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l&#39;arr&ecirc;t du 3 novembre 2003 querelle a bien not&eacute; que la XXX a effectivement &eacute;voqu&eacute; son impossibilit&eacute; absolue d&#39;&ecirc;tre au courant des activit&eacute;s des Etablissements YYY, et qu&#39;elle a argument&eacute; sur le fait qu&#39;il y a lieu de reconsid&eacute;rer la date constituant le point de d&eacute;part de la prescription&nbsp;;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu cependant que l&#39;arr&ecirc;t critiqu&eacute; ne s&#39;est pas prononc&eacute; sur les motifs qui l&#39;ont d&eacute;termin&eacute;s &agrave; &eacute;carter cette exception, r&eacute;guli&egrave;rement formul&eacute;e dans les conclusions de la XXX; que la Cour d&#39;Appel ne s&#39;est pas expliqu&eacute;e sur l&#39;impossibilit&eacute; absolue d&#39;agir invoqu&eacute;e, qui si elle est admise suspend la prescription; qu&#39;en effet cette impossibilit&eacute; absolue, qu&#39;elle soit mat&eacute;rielle ou morale est une v&eacute;ritable cause de suspension de la prescription et a pour effet de prolonger le d&eacute;lai de la prescription&nbsp;; que l&rsquo;arr&ecirc;t attaqu&eacute; n&rsquo;a ainsi pas donn&eacute; de base l&eacute;gale &agrave; sa d&eacute;cision et n&rsquo;a pas r&eacute;pondu aux moyens invoqu&eacute;s par la demanderesse en cassation&nbsp;;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu&rsquo;il s&rsquo;ensuit que les reproches du moyen sont fond&eacute;s et la cassation encourue.</span></p><p class="csF2FBEB18"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">CASSE ET ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> l&#39;arr&ecirc;t n&deg; 43-C rendu le 3 novembre 2003 par la Chambre Commerciale de la Cour d&#39;Appel de Mahajanga</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la m&ecirc;me juridiction autrement compos&eacute;e</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l&#39;amende de cassation ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Condamne le d&eacute;fendeur &agrave; l&#39;amende et aux d&eacute;pens</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jug&eacute; et prononc&eacute; par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">O&ugrave; &eacute;taient pr&eacute;sents :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n
    \t\t\t<li class="cs43845680"><span class="csCF6BBF71">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Pr&eacute;sident de Chambre, Pr&eacute;sident ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RASAMIMAMY Angelain, Conseiller-Rapporteur:</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAMIHAJAHARISOA Lubine, RASOARIMALALA Rinah, RASOARINOSY Vololomalala Conseillers, tous membres&nbsp;;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RALISON Andriamanohery, Avocat G&eacute;n&eacute;ral ;</span></li><li class="csD6C428A5"><span class="csCF6BBF71">RALIMANATIARAY Zafitseheno, Greffier;</span></li></ul>\n
    \t\t<p class="cs40314EBF"><span class="csCF6BBF71">La minute du pr&eacute;sent arr&ecirc;t a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e par le Pr&eacute;sident, le Rapporteur et le Greffier</span></p></body>\n
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