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[ App\Entity\Decision {#1488 -id: 430 -code: "DCS67FE9C11D9EF1" -numero: 16 -arretAt: DateTimeImmutable @1393354145 {#1500 : 2014-02-25 19:49:05.0 Europe/Zurich (+01:00) } -numeroDossier: "607/09-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1744739345 {#1501 : 2025-04-15 19:49:05.0 Europe/Zurich (+02:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540240 {#1503 : 2025-05-29 19:37:20.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1385 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Actes et engagements pris pendant la constitution de la Société" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.cs88367465{text-align:left;text-indent:0pt;margin:14pt 0pt 14pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs901AE842{text-align:center;text-indent:0pt;margin:14pt 0pt 14pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs31B015EA{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n \t\t\t.csB662454E{text-align:justify;text-indent:35pt;margin:14pt 0pt 14pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csB0D111B{text-align:justify;text-indent:35pt;margin:14pt 0pt 14pt 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class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">Société YYY</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">CHAMBRE CIVILE COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre civile commerciale et sociale en son audience publique ordinaire du mardi vingt-cinq février deux mille quatorze, tenue au palais de Justice à Anosy rendu l'arrêt dont la teneur suit:</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi</span></p><h5 class="csB0D111B">\n \t\t\t<a name="_heading=h.kpn70fqzexl4"></a><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi du Groupe XXX poursuites et diligences de son Directeur Général sis [adresse] et élisant domicile en l’étude de ses conseils Me Alex Rafamatanantsoa et Associés, avocats, contre l’arrêt n°66 du 23 Juillet 2009 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo rendu dans le litige l’opposant à la Société YYY</span><span class="csE2CE3386">:</span></h5>\n \t\t<p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires produits en demande et en défense</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur les premier et deuxième moyen de cassation réunis tirés de l'article 26 de la loi n° 2004-036 du 1</span><span class="csCF6BBF71"><sup>er</sup></span><span class="csCF6BBF71"> octobre 2004 pour violation des articles 64 101 et 104 de la loi sur Théorie Générale des Obligations, des articles 4 et 411 du Code de Procédure Civile, dénaturation des faits, absence et insuffisance de motifs, défaut de base légale</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">en ce que la Cour d'Appel n'a pas soulevé d’office la nullité absolue des contrats passés entre le Groupe XXX et la YYY alors que ces contrats entachés de nullité absolue dans la mesure où la société YYY n'existait pas encore en tant que personne morale a date de leur conclusion et ne pouvait pas ainsi contracter (premier moyen)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">en ce que mi le tribunal ni la Cour d'Appel n’en discute de la recevabilité des demandes de la YYY alors que dans ses conclusions en date du 03 août 2008 le groupe XXX a expressément soulevé irrecevabilité pour le même motif que soulevé dans le moyen de cassation a savoir le défaut de capacité juridique de la société YYY au moment de la Conclusion des contrats n°001/ANJ et 002/ANJ, an date du 1 avril Avre 1999 (deuxième moyen) </span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur les deux moyens de cassations réunis</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que par son ordonnance n° 28 du 6 Juillet 2007 le juge de mise en état a statué sur l'exception d’irrecevabilité des demandes de la Société YYY soulevées par le Groupe XXX en déclarant « qu'il ressort de l'extrait K bis délivré par le greffier en chef du tribunal de première instance de Toamasina le 06 Février 2005 que la société XXX est immatriculée au Registre de commerce et des Sociétés sous n°2002 B 00063 que par conséquent, elle dispose de la personnalité morale et donc de la capacité pour ester en justice »</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu en outre que selon l'article 94 de la loi n° 2003- 035 du 30 Janvier 2004 sur les sociétés commerciales actes et engagements repris par ta société régulièrement constituée et immatriculée sont réputés avoir été contractés par celle-ci dès l'origine</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que cette exception d'irrecevabilité n'ayant plus été invoquée en appel dans les conclusions au demandeur la Cour n'avait plus à statuer sur cette irrecevabilité</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que les deux moyens sont inopérants</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur les troisième et quatrième moyen réunis tirés l'article 26 et suivants de la loi organique n° 3004036 du 1</span><span class="csCF6BBF71"><sup>er</sup></span><span class="csCF6BBF71"> Octobre 2004 pour violation de la loi</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">en ce que la cour d'Appel soutient dans sa décision que les demandes de dommages et intérêts formulées par le Groupe XXX sont irrecevables En ce qu’il s'agit de demandes nouvelles présentées pour la première fois devant la Cour alors que les demandes formulées par groupe XXX du ( Illisible)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">s'agissant du retard pris par la société YYY dans sa livraison des travaux de construction ne sont pas des dommages et intérêt mais des pénalités (troisième moyen)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">en ce que la cour d'Appel a déclaré irrecevables les demandes de pénalités formulées par le Groupe XXX pour avoir été présentées pour première fois devant la Cour alors que les demandes de pénalités avaient déjà été soumises par le Groupe d'instance et ne sont pas des demandes nouvelles (quatrième moyen)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur les deux moyens réunis</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que dans ses conclusions d'instance en date du 3 Août 2006 et celles en date du 30 octobre 06 le Groupe XXX s'est contenté d'invoquer les pénalité de retard dans l'exécution des travaux par la YYY et les a évaluées sans cependant formuler à titre reconventionnel un de demande de condamnation à paiement de YYY que ce n’est qu'en appel qu’il demande expressément la condamnation de YYY au paiement des pénalité de retard demande présentée pour la première fois en appel</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu ainsi que c'est à juste titre que la cour d'Appel a déclaré cette demande irrecevable:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que tous les moyens soulèvent n’étant pas fondés, il y a lieu de rejeter le pourvoi</span></p><p class="csF2FBEB18"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">REJETTE</span><span class="csCF6BBF71"> le pourvoi:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Confisque l'amende de cassation:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Condamne le demandeur aux frais et dépens</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre civile commerciale et sociale les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs43845680"><span class="csCF6BBF71">RASOAZANANY Vonimbolana, President de Chambre Président</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">TOBSON Emma. Conseiller - Rapporteur</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RABETOKOTANY Marcelline Conseiller. RAHARISOASEHENO Injaikarivony Conseiller RAJAONARIVELO Noémie Raymonde, Conseiller, tous membres</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAMANANDRAIBE Holy. Avocat General</span></li><li class="csD6C428A5"><span class="csCF6BBF71">ANDRIANALISOA Ramanamisata Eloi</span></li></ul>\n \t\t<p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur, et le Greffier</span></p><p class="csD4DC7984"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1772 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1820 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1781 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "Selon les dispositions de l’article 94 de la loi n° 2003-035 du 30 Janvier 2004 sur les sociétés commerciales, les actes et engagements repris par la société régulièrement constituée et immatriculée sont réputés avoir été contractés par celle-ci dès l’origine ;" -keywords: "Actes et engagements des sociétés immatriculées – portée" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1784 -id: 311 -code: "DCS67D730453ED76" -numero: 69 -arretAt: DateTimeImmutable @1344971445 {#1813 : 2012-08-14 21:10:45.0 Europe/Zurich (+02:00) } -numeroDossier: "653/09-CO" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155845 {#1782 : 2025-03-16 21:10:45.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540232 {#1783 : 2025-05-29 19:37:12.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1385 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Renouvellement" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs31B015EA{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n \t\t\t.csAC9652A3{text-align:justify;text-indent:36pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csFE01109C{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.csBAF33195{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:italic;text-decoration: underline;}\n \t\t\t.cs638E2D1B{text-align:justify;text-indent:35pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs6B27886E{text-align:justify;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5;list-style-type:disc;color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal}\n \t\t\t.cs4E8C727D{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 8pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t</style>\n \t</head>\n \t<body>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">ARRÊT N°69 du 14 Août 2012</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">Dossier n°653/09-CO</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">BAIL COMMERCIAL – TROIS MOIS-REFUS DE RENOUVELLEMENT – INDEMNITÉ D'ÉVICTION – FORCLUSION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">« Dans le cadre de l’exécution d’un contrat de bail commercial, le locataire dispose, à peine de forclusion, d’un délai maximum de trois mois courant de la date à laquelle a été reçue la notification du refus de renouvellement, pour assigner le bailleur devant le tribunal civil de la situation de l’immeuble, s’il entend contester le motif du refus de renouvellement ou demander le paiement de l’indemnité d’éviction ».</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">Époux T.M. et S.K.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">A.S.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du mardi quatorze août deux mille douze tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de T.M. et S.K., domiciliés au </span><span class="csFE01109C">[adresse]</span><span class="csCF6BBF71">, élisant domicile en l'étude de leur conseil Maître Rakotoniaina Annie Justin, avocat, contre l'arrêt n°401 du 25 novembre 2009 de la Chambre Civile de la Cour d'Appel de Fianarantsoa, rendu dans le litige l'opposant à A.S.;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csBAF33195">Sur le deuxième moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> tiré des articles 24 et 25 de la loi organique 2004.036 du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême, pris de la violation des articles 31 et 32 de l'ordonnance 60.050 du 22 juin 1960 relative aux baux commerciaux, pour fausse application de la loi, en ce que après avoir rappelé les dispositions des articles 31 et 32 de l'ordonnance 60.050 régissant les baux commerciaux, la Cour d'Appel a déclaré forclos le locataire en sa demande d'indemnité d'éviction du fait que ledit “locataire ne s'était pas conformé à ces obligations” alors que d'une part, ayant reçu le congé le 22 septembre 2006 le locataire a assigné en contestation dudit congé le 20 novembre 2006 soit dans les deux mois du congé alors que l'article 32 prévoit un délai maximum de 03 mois ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">D'autre part, aux termes de son assignation, dans le cas où le congé aurait été validé, le locataire avait expressément formé une demande subsidiaire fixant un montant déterminé pour l'indemnité d’éviction ; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que la saisine de la juridiction des référés, prévue en l'article 31 pour la désignation d'un expert demeure une faculté et non une obligation et dès lors le locataire n'a failli à aucune obligation légale :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés au moyen</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le moyen reproche à l'arrêt attaqué d'avoir entremêlé les dispositions des articles 31 et 32 de l'ordonnance 60.050 du 22 juin 1960 régissant les baux commerciaux ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu en effet que si le congé simple donné dans le but, dans une procédure de renouvellement, d'obtenir la modification des conditions du bail est soumis à l'article 31, le congé pour refus de renouvellement, donné dans le but de mettre fin au contrat de bail et de reprendre les lieux est soumis à l'article 32 de l'ordonnance sus-référencée ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que dans le cas d'espèce il s'agit d'un congé donné pour reprise des lieux et donc soumis à l'article 32, aussi les locataires doivent-ils assigner le bailleur devant le tribunal civil pour contester le motif du refus ou demander le paiement de l'indemnité d'éviction dans un délai de 03 mois à compter de la notification du congé ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que des éléments constants acquis au dossier il ressort que le bailleur A.S. a fait servir un congé pour reprise personnelle des lieux aux locataires le 22 septembre 2006 et par exploit d'huissier en date du 20 novembre 2006 les locataires ont assigné devant le tribunal civil le bailleur en contestation du congé ou en paiement d'une indemnité d'éviction ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il en résulte que la saisine du tribunal civil a été faite dans le délai légal ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en déclarant forcions les locataires et en faisant référence aux dispositions de l'article 31, lesquels sont contradictoires avec celles de l'article 32, l'arrêt attaqué a fait une fausse application de la loi, et encourt dès lors la cassation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens proposés ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l'arrêt n°401 du 25 novembre 2009 de la chambre civile de la Cour d'Appel de Fianarantsoa ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction, autrement composée ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Condamne le défendeur aux dépens.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames:</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs6B27886E"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président:</span></li><li class="cs6B27886E"><span class="csCF6BBF71">RASAMIMAMY Angelain, Conseiller - Rapporteur;</span></li><li class="cs6B27886E"><span class="csCF6BBF71">RANDRIANAIVO Isabelle, Conseiller,</span></li><li class="cs6B27886E"><span class="csCF6BBF71">RABETOKOTANY Marcelline, Conseiller, RASOARIMALALA Rinah Victorine, Conseiller, tous membres;</span></li><li class="cs6B27886E"><span class="csCF6BBF71">TSIMANDRATRA Andriankamelo, Avocat Général -RAVOAJANAHARY Jean Laurent Mamy Nantenaina, greffier,</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">\tLa minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1785 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1774 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1752 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "Dans le cadre de l’exécution d’un contrat de bail commercial, le locataire dispose, à peine de forclusion, d’un délai maximum de trois mois courant de la date à laquelle a été reçue la notification du refus de renouvellement, pour assigner le bailleur devant le tribunal civil de la situation de l’immeuble, s’il entend contester le motif du refus de renouvellement ou demander le paiement de l’indemnité d’éviction." -keywords: "Bail commercial - refus de renouvellement - contestation - délai - indémnité d'éviction par le locataire - assigantion du bailleur - tribunal civil de la situation de l'immeuble - indémnité d'éviction" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1789 -id: 307 -code: "DCS67D730453E4C6" -numero: 58 -arretAt: DateTimeImmutable @1344021045 {#1771 : 2012-08-03 21:10:45.0 Europe/Zurich (+02:00) } -numeroDossier: "336/07-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155845 {#1787 : 2025-03-16 21:10:45.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540232 {#1788 : 2025-05-29 19:37:12.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1385 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Représentation par un avocat" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 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\t\t\t.cs1B16EEB5{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Calibri;font-size:11pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t</style>\n \t</head>\n \t<body>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">ARRET N°58</span><span class="cs91EF8B52"> </span><span class="csCF6BBF71">du 3 août 2012</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">Dossier n°336/07-COM</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AVOCAT – PLAIDER ET REPRESENTER EN JUSTICE – MANDAT SPECIAL – NEGOCIATION – TRANSIGER</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">« Il est important de préciser le fait que le mandat de l’avocat confère à ce dernier la qualité pour plaider et représenter en justice les parties. Mais cependant, il doit avoir en sa possession, un mandat spécial pour mener des négociations ou transiger pour le compte de son client ».</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">La société XXX</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">La société YYY</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi trois août deux mille douze tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit: </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi: </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Société XXX, représentée par son Directeur Général, ayant son siège social au </span><span class="csFE01109C">[adresse]</span><span class="csCF6BBF71">, élisant domicile en l'étude de ses conseils Maîtres Andrianony Andriambazah Malala et Randrianasolo Rooly Niriniaina, avocats, contre l'arrêt commercial n°17 du 02 juillet 2007 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga, rendu dans le litige l'opposant à la Société YYY ; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Sur les premier, troisième quatrième, cinquième sixième moyens de cassation réunis, tirés des articles 25 et 26 de la loi organique du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême, pris de la violation des articles 41-417-412-413 du Code de Procédure Civile français, articles 23,157-158 du Code de Procédure Civile malgache, articles 1998- alinéa 1 du Code Civil français, article 1er de la loi 2001.06 du 09 avril 2003, article 146 de la Loi sur la Théorie Générale des Obligations, pour violation de la loi en ce que l'arrêt attaqué, en décidant que le protocole d'accord du 02 août 2006 n'a pas de valeur juridique et est, par conséquent inopposable à la Société YYY, a basé sa décision sur l'absence d'une procuration spéciale écrite de l'un des représentants des parties alors que d'une part les avocats régulièrement inscrits à un barreau sont dispensés de présenter une procuration conformément à l'article 26 de la loi du 12 juillet 1905 sur les justices de paix, non seulement devant les justices de paix, juridiction civiles, mais encore devant les tribunaux de simple police et juridictions répressives;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> D'autre part, l'alinéa 2 de l'article 416 du Code de Procédure française précise bien que l'avocat est toutefois dispensé de justifier son mandat (premier moyen) ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> en ce que l'arrêt attaqué a décidé que le protocole d'accord du 02 août 2006 n'a pas de valeur juridique et est par conséquent inopposable à la Société YYY alors que ledit protocole a été signé par son mandataire légalement constitué en justice, conformément à l'article 23 du Code de Procédure Civile malgache et que ce protocole d'accord rentre dans le cadre d'une procédure en justice dans laquelle l'avocat représentant est constitué conformément aux vœux de l'article 417 du Code de Procédure Civile français en ces termes « la personne investie d'un mandat de représentation en justice est réputée, à l'égard du juge et de la partie adverse, avoir reçu pouvoir spécial de faire ou accepter un désistement, d'acquiescer, de faire, accepter ou donner des offres, un aveu ou non un consentement » (deuxième moyen) ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> en ce que l'arrêt attaqué, a déclaré le protocole d'accord du 02 août 2006 inopposable à la Société YYY alors que étant mandante, la Société YYY est tenue d'exécuter les engagements contractés par le mandataire conformément au pouvoir qui lui a été donné selon les termes de l'alinéa 1er de l'article 1998 du Code Civil français car le mandataire n'a pas outrepassé les pouvoirs qui lui sont donnés en tant que représentant en justice conformément aux termes de l'article 417 du Code de Procédure Civile français (troisième moyen); </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">en ce que l'arrêt attaqué, en basant sa décision sur les dispositions des articles 412 et 413 du Code de Procédure Civile français, assimilait le mandat d'un avocat à l'assistance en justice alors que l'article 23 du Code de Procédure Civile malgache et l'article 1" de la loi 2001.006 du 09 avril 2003 précise sans ambiguïté que les avocats ont pour mission de représenter les parties devant les juridictions (quatrième moyen); </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">en ce que l'arrêt attaqué, en décidant que le protocole d'accord du 02 août 2006 n'a pas de valeur juridique alors que le jugement n°10 du 02 août 2006 ayant constaté l'accord intervenu entre les parties dispose plus de valeur juridique que le procès-verbal non susceptible d'aucune voie de recours prévu par le texte, d'autant plus que le jugement revêtu de la formule exécutoire (cinquième moyen) ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> En ce que l'arrêt attaqué, en décidant l'inopposabilité du protocole d'accord du 02 août 2006 à l'endroit du mandant, se base sur le fait que le mandataire a outrepassé ses pouvoirs alors que l'expiration, la révocation ou la restriction du pouvoir de représentation ne peuvent être opposées par le représenté aux tiers de bonne foi avec le représentant jouissant apparemment de ce pouvoir (sixième moyen); </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que les moyens réunis reprochent à l'arrêt attaqué d'avoir dénié toute valeur juridique au protocole d'accord en date du 02 août 2006 établi entre le représentant de la Société XXX et l'avocat de la Société YYY, Maître Sebany et ce aux motifs que le « mandataire » n'avait pas de mandat spécial écrit l'autorisant à signer au nom et pour le compte de la Société YYY et ainsi outrepassé ses pouvoirs en qualité d'avocat; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le mandat de l'avocat confère à ce dernier la qualité pour plaider et représenter en justice les parties; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que sans mandat spécial l'avocat ne peut mener des négociations, ou transiger pour le compte de son client; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il résulte des éléments constants du dossier que l'avocat de la Société YYY n'ayant pas reçu mandat spécial pour conclure des transactions engageant les intérêts de son client, a outrepassé les termes de son pouvoir;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Qu'en déclarant la nullité du protocole d'accord signé dans ces conditions, l'arrêt attaqué, contrairement aux assertions des moyens n'a aucunement- violé la loi étant par ailleurs précisé que la référence aux lois étrangères ne saurait être considérée, la profession d'avocat étant régie par la loi malgache ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il s'ensuit que les moyens réunis sont inopérants; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Sur le septième moyen de cassation tiré des articles 258 et 26 de la Loi organique n°2004.036 du 1er octobre 2004 sur la Cour Suprême, pour non réponse à conclusion écrites en ce que l'arrêt attaqué a condamné simplement la Société XXX au paiement intégral de la demande de la Société YYY sans aucune motivations précise et justifiée alors que dans ses conclusions écrites du 04 février 2007 la Société XXX a bien précisé qu'elle refuse de payer une facture autre que la sienne; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">L'arrêt attaqué n'a pas « glissé » mot sur ce refus catégorique, ni répondu à cette disposition contenue dans les conclusions déposées; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour condamner à paiement la Société XXX, l'arrêt attaqué relève que « la Société XXX n'a jamais contesté le bien fondé de la créance réclamée laquelle s'élève à 363 190,80 euros et les pièces versées au dossier par la Société YYY à l'appui de ses demandes; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Que la créance est ainsi certaine et les demandes fondées »</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu ainsi que l'arrêt attaqué a répondu aux conclusions déposées et apprécié souverainement les éléments de preuve soumis à son examen; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le moyen est dès lors inopérant et doit être rejeté; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">REJETTE</span><span class="csCF6BBF71"> le pourvoi; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne la demanderesse à l'amende et aux dépens. </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus. </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents: </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames: </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="csEC62EE96" value="0"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président; </span></li><li class="csEC62EE96"><span class="csCF6BBF71">RAMIHAJAHARISOA Lubine, Conseiller - Rapporteur; </span></li><li class="csEC62EE96"><span class="csCF6BBF71">RANDRIAMAΝΑΝΤΕΝΑ Jules, conseiller, RATOVONELINJAFY Bakoly, Conseiller, Andriamanankandrianina, Conseiller, tous membres; </span></li><li class="csEC62EE96"><span class="csCF6BBF71">RAKOTOVAO Aurélie, Avocat Général; </span></li><li class="csEC62EE96"><span class="csCF6BBF71">RAJAONARISON Patricia, greffier; </span></li></ul>\n \t\t<p class="cs9A97862B"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs9A97862B"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./. </span></p><p class="cs799B336F"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs40314EBF"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1790 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1799 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1794 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "Il est important de préciser le fait que le mandat de l’avocat confère à ce dernier la qualité pour plaider et représenter en justice les parties. Mais cependant, il doit avoir en sa possession, un mandat spécial pour mener des négociations ou transiger pour le compte de son client." -keywords: "Avocat – plaider et représenter en justice – mandat spécial – négociation - transiger" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1823 -id: 308 -code: "DCS67D730453E602" -numero: 60 -arretAt: DateTimeImmutable @1344021045 {#1793 : 2012-08-03 21:10:45.0 Europe/Zurich (+02:00) } -numeroDossier: "83/10-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155845 {#1798 : 2025-03-16 21:10:45.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540232 {#1822 : 2025-05-29 19:37:12.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Inscription au faux" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs31B015EA{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New 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class="cs91EF8B52">INSCRIPTION AU FAUX - PROCEDURE </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">« D’après les dispositions des articles 307 et suivants du code de procédure civile, toute demande d’inscription de faux, que ce soit à titre incident ou à titre principal doit obligatoirement être formée par acte remis au greffe du tribunal de première instance ou de la Cour d’appel par l’une des parties ou son mandataire muni d’un pouvoir spécial. »</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">R.A.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">Compagnie d’Assurance XXX</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi trois août deux mille douze tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit: </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi: </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de R.A., demeurant au </span><span class="csFE01109C">[adresse]</span><span class="csCF6BBF71">, contre l'arrêt n°41 du 26 juillet 2007 de la chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo, rendu dans le litige l'opposant à la Compagnie d'Assurance XXX;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> Vu les mémoires en demande et en défense; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 307 et 309 du Code de Procédure Civile en ce que la Cour d'Appel n'a ni admis ni rejeté l'acte litigieux ni ordonné sur le faux, toutes mesures d'instruction nécessaire comme en matière de vérification d'écritures alors qu' une requête en inscription de faux a été introduite au greffe de la Cour d'Appel; que XXX a été vainement sommée de retirer la pièce arguée de faux et qu'il a été demandé à la Cour d'Appel de retirer du dossier ledit acte ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> Une requête en inscription de faux a été déposée en appel conformément à l'article 307 du Code de Procédure Civile: La Compagnie d'Assurance XXX a été notifiée de cette requête et sommée de retirer la pièce arguée de faux mais en vain; Il a été demandé à la Cour d'Appel d'écarter une pièce du dossier mais elle ne s'est pas prononcée sur cette demande; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">La Cour d'Appel, en ignorant la demande en inscription de faux, a implicitement opté pour son rejet sur la base des sollicitations de XXX qui a soulevé l'irrecevabilité de la requête au motif qu'il s'agit d'une demande nouvelle alors qu'il s'agit d'un moyen nouveau recevable en appel ou d'une requête en inscription de faux recevable conformément à l'article 307 du Code de procédure Civile; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés au moyen; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'aux termes des articles 307 et suivants du Code de Procédure Civile, toute demande d'inscription de faux, que ce soit à titre incident ou à titre principal doit obligatoirement être formée par acte remis au greffe du tribunal de première instance ou de la Cour d'Appel par la partie ou son mandataire muni d'un pouvoir spécial; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en l'espèce, le demandeur au pourvoi a introduit une procédure en inscription de faux contre la « quittance de désistement » en date du 10 décembre 1997 versée par la Compagnie d'Assurance XXX ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> Attendu que par conséquent, régulièrement saisie par la susdite requête, la Cour d'Appel avait à déclencher la procédure d'inscription de faux prévue par la loi; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en se cantonnant à déclarer la demande irrecevable et en s'abstenant ainsi de l'admettre ou de la rejeter, la Cour d'Appel n'a pas vidé sa saisine; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Qu'il s'ensuit que le moyen est fondé et la cassation encourue et ce sans qu'il soit besoin de statuer sur les deuxième et troisième moyens proposés ; </span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">CASSE ET ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> en toutes ses dispositions l'arrêt n°41 du 26 juillet 2007 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne la défenderesse aux dépens. </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an dessus. </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames: </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs987C56D7" value="0"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président; </span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RAJAONA Andriamanankandrianina, Conseiller - Rapporteur; </span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RANDRIAMANΑΝΤΕΝΑ Jules, conseiller RATOVONELINJAFY Bakoly, Conseiller, RAHARISOASEHENO Injaikarivony, conseiller, tous membres ;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RAKOTOVAO Aurélie, Avocat Général; </span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71"> RAJAONARISON Herimalala Patricia, greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./. </span></p><p class="cs40314EBF"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1827 …} 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class="csCF6BBF71">ARRET N° 48 du 20 juillet 2012</span></p><p class="cs88367465"><span class="csCF6BBF71">Dossier n°664/10-COM</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">TRANSPORT MARITIME – LIVRAISON DE MARCHANDISE – RESPONSABILITÉ DU TRANSPORTEUR</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs31B015EA">“La livraison des marchandises entre les mains du destinataire libère le transporteur”</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">Entreprise XXX</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">Société YYY</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs901AE842"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs901AE842"><span class="csCF6BBF71">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et sociale en son audience publique ordinaire du vendredi vingt juillet deux mille douze tenue au palais de Justice a Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit :</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de l'entreprise XXX, sise au </span><span class="csFE01109C">[adresse]</span><span class="csCF6BBF71">, élisant domicile en l'étude de conseil Rabetokotany Mamy, avocat, contre l'arrêt CATO 11-COM du 02 juillet 2010 de la Chambre commerciale de la Cour d'Appel de Toamasina, rendu dans le litige l'opposant à la Société YYY et la Société ZZZ</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Sur les premier, deuxième et troisième moyens de cassation réunis, tiré de l'article 26-6" de la loi organique 2004.036 du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême pris de la violation des articles 11.1.17 et 11.1.19 combinés 11.1.22 du Code maritime en ce que des motifs de l'arrêt attaqué il est retenu par la Cour d'Appel que la requérante n'a pas pu apporter la preuve que la non livraison des marchandises provient du transporteur alors que d'une part, il est de règle que le contrat de transport est un contrat de résultat, celui de transporter les marchandises objet du contrat, et de les remettre entre les mains, du destinataire final, ce qui n'est pas le cas de l'espèce d'autre part il est constant et non contesté, des éléments du dossier que la société WWW: destinataire final, n'a jamais pris possession des marchandises (premier moyen)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce que l'arrêt attaqué a retenu que la requérante n'a pas pu apporter la preuve, que la non-livraison des marchandises provient du transporteur alors que les dispositions de l'article 11.1.17, du Code maritime stipule que. « le capitaine du navire doit livrer les marchandises au destinataire ou à son représentant désigné dans le titre de transport ». Il s'agit d'une obligation du transporteur, surtout que le connaissement (titre de transport) a bien, mentionné que le destinataire est la société WWW, cette dernière, bien que possédant les documents originaux, n'a jamais été mise au courant des opérations de transport ni reçu les marchandises (deuxième moyen) </span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce que l’arrêt attaqué a retenu que c'est par peur de n’être pas payée par la société ZZZ que la requérante a pris l’initiative de faire retourner sur Madagascar les connaissements et les marchandises que la société YYY a refusé d’effectuer sans un nouveau contrat de transport et que la requérante ne peut s’en prendre qu’à elle-même pour la non délivrance de la marchandise ; alors que les dispositions de l'article 11.1.22 in fine du Code maritime sont claire, « Sauf convention contraire le contrat de transport comprend les opérations qui précèdent le chargement depuis la prise en charge des marchandises par le transporteur, le-transport par navire et les opérations qui suivent le déchargement des marchandise jusqu’à leur livraison aux destinataires » Or il est constant et non contesté que le destinataire (WWW), n'a jamais pris possession des marchandises et si elle était au courant, les connaissements ont été remis au transporteur et les marchandises livrées régulièrement (troisième moyen)</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés aux moyens</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que des éléments constants acquis au dossier il ressort que le conteneur contenant les 14 tonnes de poivre noir appartenant à la Société XXX, chargé à bord du navire de la Société YYY n'a pas été livre au destinataire final la WWW</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'arrêt attaqué en ses motivations relève que « la responsabilité du transporteur est engagé jusqu'à la livraison de la marchandise transportée, matérialisée par la remise du connaissement original au transporteur</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Que entreprise XXX ne rapporte pas la preuve selon laquelle la non-livraison provient du transporteur l’obligeant de retourner les originaux des connaissements pourtant nécessaire aux opérations de livraison de la marchandise »</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'article 11.1.19 du Code maritime stipule « que la livraison des marchandises entre les mains du destinataire libère le transporteur »</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu cependant, ainsi qu’il résulte des motivations de l’arrêt attaqué « que tout en reconnaissant que le transporteur n’a pas livré la marchandise au destinataire désigné », la Cour d’Appel en impute la responsabilité au chargeur, les juges du fond ont fait une fausse interprétation de la loi et par ailleurs s'est contredite dans ses motifs</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il s'ensuit que les moyens sont fondés et la cassation encourue:</span></p><p class="csF2FBEB18"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">CASSE</span><span class="csCF6BBF71"> </span><span class="cs91EF8B52">ET</span><span class="csCF6BBF71"> </span><span class="cs91EF8B52">ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> en toutes ses dispositions l'arrêt p 11/COM/10 du 02 juillet 2010 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Toamasina</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Condamne les défenderesses aux dépens.</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et An que dessus</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames:</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs43845680"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président:</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RALAISA Ursule, Conseiller Rapporteur</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RANDRIAMANΑΝΤΕΝΑ Jules Conseiller. RANDRIANANTENAINA Modeste, Conseiller, RABETOKOTANY Marcelline, Conseiller, tous membres; </span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAJAONARIVELO Jean Berchmans, Avocat Général</span></li><li class="csD6C428A5"><span class="csCF6BBF71">RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier</span></li></ul>\n \t\t<p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./.</span></p><p class="cs40314EBF"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1840 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1847 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1844 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "\u{A0}La livraison des marchandises entre les mains du destinataire libère le transporteur" -keywords: "\u{A0}Transport maritime – livraison de marchandise – responsabilité du transporteur" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1852 -id: 285 -code: "DCS67D730453B734" -numero: 3 -arretAt: DateTimeImmutable @1331669445 {#1843 : 2012-03-13 21:10:45.0 Europe/Zurich (+01:00) } -numeroDossier: "425/04-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155845 {#1849 : 2025-03-16 21:10:45.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540232 {#1851 : 2025-05-29 19:37:12.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1385 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Prescription" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; 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d'autre part, l'article 382 de la de la loi relative à la théorie générale des obligations contient les causes de suspension de la prescription: L'instance, le délai de grâce accordé par le juge, l'état d'incapacité légale, l'impossibilité absolue d'agir dans laquelle s'est trouvé le débiteur ou le créancier, suspendent la prescription. Le délai continue à courir dès que la cause de suspension a pris fin. (Première branche) :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce que, l'arrêt attaqué a omis de se prononcer sur les moyens invoqués par la XXX sur la suspension de la prescription tirés sur son impossibilité absolue d'agir ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Alors que c'est à partir de cette qualification de l'impossibilité absolue d'agir de la situation de la XXX que dépendra l'appréciation de la prescription extinctive de l'action (deuxième branche) :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">En ce qu’enfin, l’arrêt attaqué a omis de répondre aux questions relatives aux cessions d'actions de la XXX dans le capital des Établissements YYY ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Alors que dans ses demandes d’instance, la XXX a requis qu'il soit ordonné aux personnes qui avaient participé tant aux opérations d'augmentation de capital en 1986 et 1988, qu'aux opérations de cession d'action détenues par la XXX de délivrer toutes informations y afférentes, que les opérations de cession des actions de la XXX dans le capital des Etablissements YYY ont été expressément visées dans la requête de la XXX, que le principal du litige est constitué par les cessions d'action dont l'acte d'agrément n'a pas été soumis à la formalité de publicité de dépôt au registre du commerce (troisième branche) ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de lois visés au moyen</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu sur les trois branches de l'unique moyen de cassation réunis, que le moyen reproche en premier lieu à l'arrêt attaqué de n'avoir pris en compte que la prescription quinquennale, sans admettre que d'autres modalités de prescription peuvent également entrer en jeu, en matière commerciale, notamment l'admission de cas de suspension prévus par l'article 382 de la loi relative à la théorie générale des obligations</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu'en second lieu, qu'il est critiqué à l'arrêt de n'avoir pas retenu le fait que la XXX était dans l’impossibilité absolue d'agir dans la mesure où l'acte frauduleux de cession de parts a été passé à son insu et dissimulé de son regard, qu'il est soutenu qu'elle n'a découvert l'acte litigieux qu'après maintes recherches et après la réponse des Établissements YYY que la prescription doit courir à la date de cette découverte, laquelle se situe, soit à la date de l'exploit du 22 juin 2000 ou de la procédure judiciaire engagée le 21 octobre 1999, soit à la production le 4 décembre 2000 par les Établissements XXX des copies des actes de cession dans le dossier de procédure;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu'enfin, il est fait grief à la Cour d'Appel d'avoir omis délibérément de répondre auxdits moyens avancés ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour retenir la prescription de l'action de la XXX, l'arrêt attaqué énonce:</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en l'espèce, il ressort, des pièces du dossier, que la demande de la société XXX, en date du 21 octobre 1999, porte sur des actes commerciaux effectués en 1986, en 1988 et en 1990; qu'en application de l'article 379 alinéa 1 de la loi sur la théorie générale des obligations, qui édicte que "les actions tant personnelles que réelles se prescrivent par trente années en matière civile, cinq années en matière commerciale, si la loi n'en dispose autrement, l'action de la XXX est éteinte par la prescription quinquennale qu'ainsi c'est à bon droit que le premier juge l'a déclarée prescrite, qu'il y a lieu de confirmer sa décision »</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'arrêt du 3 novembre 2003 querelle a bien noté que la XXX a effectivement évoqué son impossibilité absolue d'être au courant des activités des Etablissements YYY, et qu'elle a argumenté sur le fait qu'il y a lieu de reconsidérer la date constituant le point de départ de la prescription ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Attendu cependant que l'arrêt critiqué ne s'est pas prononcé sur les motifs qui l'ont déterminés à écarter cette exception, régulièrement formulée dans les conclusions de la XXX; que la Cour d'Appel ne s'est pas expliquée sur l'impossibilité absolue d'agir invoquée, qui si elle est admise suspend la prescription; qu'en effet cette impossibilité absolue, qu'elle soit matérielle ou morale est une véritable cause de suspension de la prescription et a pour effet de prolonger le délai de la prescription ; que l’arrêt attaqué n’a ainsi pas donné de base légale à sa décision et n’a pas répondu aux moyens invoqués par la demanderesse en cassation ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Qu’il s’ensuit que les reproches du moyen sont fondés et la cassation encourue.</span></p><p class="csF2FBEB18"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csB662454E"><span class="cs91EF8B52">CASSE ET ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> l'arrêt n° 43-C rendu le 3 novembre 2003 par la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation ;</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Condamne le défendeur à l'amende et aux dépens</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><p class="csB662454E"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs43845680"><span class="csCF6BBF71">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Président de Chambre, Président ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RASAMIMAMY Angelain, Conseiller-Rapporteur:</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAMIHAJAHARISOA Lubine, RASOARIMALALA Rinah, RASOARINOSY Vololomalala Conseillers, tous membres ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RALISON Andriamanohery, Avocat Général ;</span></li><li class="csD6C428A5"><span class="csCF6BBF71">RALIMANATIARAY Zafitseheno, Greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="cs40314EBF"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier</span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1853 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1860 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1857 …} -isOriginalFileExist: false -president: null 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-defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Transport maritime sous connaissement" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csD2ED4CD8{text-align:left;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 8pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csFE01109C{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs1E33C96E{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 8pt 0pt;line-height:1.5}\n 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INOPPOSABILITÉ</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs83374ED0">« Le transitaire et le transporteur maritime représenté par le premier, qui n’ont pas émis de réserves contre le chargeur ou l’acconier au moment de la réception des marchandises et à l’embarquement alors que les marchandises ont été transportés sous connaissement, les deux sociétés (transitaire et transporteur maritime), sont réputés avoir reçu et embarqué les marchandises conformément aux mentions entre leurs mains ;</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs83374ED0">L’expertise effectuée par le transporteur à l’insu de l’expéditeur à l’arrivée des marchandises, n’est pas opposable à ce dernier. »</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">Société XXX</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">Sociétés YYY et ZZZ</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">La Cour de Cassation Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi deux septembre deux mille onze, tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit :</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">LA COUR</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi :</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de la Société XXX, sise au [adresse], ayant pour conseil Maître Rabetokotany Mamy avocat, contre l'arrêt n°CATO-13/COM du 07 août 2009 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Toamasina rendu dans le litige l'opposant aux Sociétés YYY et ZZZ Vu les mémoires en demande et en défense ;</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs3F811109">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de l'article 26 de la loi organique 2004.036 du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême, pour fausse application, fausse interprétation de la loi, insuffisance de motifs et dénaturation des faits </span><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> pour dégager la responsabilité de la YYY la Cour d'Appel a </span><span class="csDD6904BE">d'une part</span><span class="csFE01109C">, pris comme motifs que la requérante n'a pas pu produire au dossier un ordre de transit le liant à la YYYl et </span><span class="csDD6904BE">d'autre part</span><span class="csFE01109C"> motivé sa décision en énonçant que la YYY qui n'avait pas assisté à l'empotage des conteneurs ne pouvait pas être l'auteur de la substitution des marchandises contenues dans les conteneurs </span><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> la Cour d'Appel a reconnu dans son arrêt d'une partie que la YYY a remis les deux conteneurs renfermant les sacs de girofle au transporteur, la ZZZ, sans aucune contestation et d'autre part, que la YYY en tant que représentante de la ZZZ à Madagascar est la consignataire de la cargaison, agissant ainsi comme le mandataire des ayant-droits de la marchandise,</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que l'arrêt attaqué énonce la YYY, consignataire du navire M/S Kota Raja, devait mettre à la disposition de la Société XXX i, propriétaire des marchandises, deux conteneurs pour que celle-ci puisse effectuer le chargement et l'empotage, de ses produits … que la Seal en tant qu'agent de la ZZZ devait remettre les conteneurs vides au chargeur… »</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'en l'état de ces énonciations, il est constant il est de suite logique qu'il ne peut être reproché à la Société XXX la non production, d'un ordre de transit la liant à la YYY;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu en effet que la YYY, ainsi qu'il résulte des éléments constants du dossier, ne nie pas qu'elle est la représentante de la ZZZ à Madagascar et qu'elle a repris les marchandises à la ZZZ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que la ZZZ ne nie pas avoir transporté sur son navire les marchandises litigieuses ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il s'ensuit que l'existence ou l'absence de l'ordre de transit ne peut occulter les actes accomplis et par la YYY et par le ZZZ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que l'arrêt attaqué, pour insuffisance de motif et dénaturation des termes du litige justifie les griefs du moyen et encourt la cassation;</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs3F811109">Sur le deuxième moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> pris de la violation des articles 10.06.05 et 10.6.02 du Code Maritime </span><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> la Cour d'Appel n'a pas discuté sur l'application des dispositions de l'article 10.6.05 du Code Maritime qui stipule: « le transitaire est responsable des avaries et des pertes subis par la marchandise entre ses mains, sauf preuve par lui que le dommage ne lui est pas imputable » </span><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> d'une part, si les motifs de la Cour d'Appel sont relatifs à l'absence de l'ordre de transit il n'en demeure pas moins que la YYY en réceptionnant les marchandises, n'a pas émis de réserve et n'a pas refusé que c'est elle qui a remis les marchandises à la XXX et </span><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> d'autre part, les dispositions de l'article 10.6.02 du Code Maritime prévoit l'établissement des réserves, aucune réserve n'ayant été émise par la YYY dans le cas d'espèce, elle a pris les marchandises comme telles, donc conforme au contenu du connaissement; </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Vu les textes de loi visés au moyen ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il est constant que la Seal, transitaire, est la représentante à Madagascar de la Pacific International Lines, transporteur ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que les deux sociétés n'ont pas émis de réserves au moment de la réception de la marchandise et à l'embarquement bien que lesdites marchandises soient transportées sous connaissement ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Qu'il s'ensuit que les deux sociétés sont réputées avoir reçu et embarqué la marchandise conformément aux mentions de la marchandise entre leurs mains ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que les moyens en ses deux branches sont fondés et l'arrêt attaqué rendu au mépris des dispositions légales visées, encourt 'la cassation</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs3F811109">Sur le troisième moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> pris de la violation et fausse application des dispositions des articles 11.2014 et 11.2.16 du Code maritime </span><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> la Cour a dégagé la responsabilité du transporteur maritime, la ZZZ aux motifs que les conteneurs plombés au départ étaient à l'embarquement sous la responsabilité de la MICTCL agissant en tant qu'acconier et à l'arrivée lesdits conteneurs ont été réceptionnés à Singapour par « PARS RAM Brothers » qui a demandé de les ouvrir pour expertise </span><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> d'une part la Pacific International Lines a agi comme transporteur maritime, les marchandises ont séjourné et se sont trouvées entre ses mains pendant les retards au départ et pendant le trajet jusqu'à Singapour et elle n'a pris aucune réserve ni contre la YYY ni contre la Société MICTSL et d'autre part, il est constant des éléments du dossier que la Pacific International Lines n'a pas entre ses mains les originaux des documents l'autorisant à accepter l'expertise sollicitée par PARS RAM Brothers à Singapour, d'autant plus que toute cette situation s'est passée à l'insu de la propriétaire originaire des marchandises qu'est la Société XXX ;</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Vu les textes de loi visés au moyen ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que des dispositions des articles 11.2.10 et 11.2.14 du Code Maritime, il ressort que la détermination de la responsabilité des différents acteurs dans les opérations maritimes résulte de l'émission ou non de réserves ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que le connaissement, titre de transport, fait foi des mentions qu'il comporte relativement à l'importance, quantité et l'état apparent de la marchandise ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Qu'enfin la responsabilité du transporteur maritime est engagée pour tout dommage subi par la marchandise depuis leur embarquement jusqu'à leur débarquement</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu cependant qu'il ressort des éléments constants du dossier que les conteneurs litigieux ont été transportés par la ZZZ sous connaissement dont l'original n'a pas pu être produite par ledit transporteur lors du débarquement ni produit au dossier et ce bien que les réserves éventuelles qu'il aurait pu remettre concernant la marchandise à elle remise par le chargeur ou l'acconier doivent y figurer ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu ainsi que faute de réserves émises par le bord, celui-ci est présumé avoir embarqué et acheminé les marchandises chargées dans les conteneurs, conformes à leur quantité ; qualité et état tels que présenté par le chargeur et décrits dans le connaissement ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que la Pacific International Lines, en son mémoire en défense se prévaut des dispositions de l'article 11.2.09 du Code Maritime qui lui permet de ne pas émettre de réserve, mais a omis de se référer à l'alinéa 2, dudit article qui précise que « dans ce cas, il doit faire mention spécial de ces raisons ou de l'impossibilité de faire des réserves »</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'ainsi la ZZZ ne peut se dégager de son obligation d'émettre des réserves :</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu par ailleurs, ainsi qu'il ressort des éléments de la cause que les conteneurs ont été livrés au destinataire sans que celui-ci soit en possession de l'original du connaissement et à l'insu de l'expéditeur -ont été expertisés à leur arrivée à Singapour ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Qu'il en résulte que le transporteur a commis une faute et engage sa responsabilité et l'expertise effectuée n'est pas opposable à l'expéditeur ; </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il s'ensuit qu'en dégageant la responsabilité du transporteur maritime dans ces conditions, l'arrêt attaqué a méconnu les termes de la loi et justifie les griefs du moyen et encourt ainsi la cassation</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs6F77D6C1">CASSE ET ANNULE</span><span class="csFE01109C"> en toutes ses dispositions l'arrêt CATO- 13/COM/09 du 07 août 2009 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Toamasina</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Ordonne la restitution de l'amende de cassation ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Condamne les défenderesses à l'amende et aux dépens.</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Où étaient présents : </span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Messieurs et Mesdames :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="csD600C40A" value="0"><span class="csFE01109C">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président ;</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">RATOVONELINJAFY Bakoly, Conseiller – Rapporteur</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">RAMIHAJAHARISOA Lubine. Conseiller. RAJAONA Andriamanankandrianina, Conseiller, RASOARINOSY Vololomalala, Conseilier, tous membres</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">RANDRIANAIVOJAONA Fenomanaña, Avocat Général ;</span></li><li class="cs2FE1C479"><span class="csFE01109C">Razananirivelo Rita Francline, greffier :</span></li></ul>\n \t\t<p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./.</span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1866 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1873 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1870 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ Le transitaire et le transporteur maritime représentés par le premier, qui n’ont pas émis de réserves contre le chargeur ou l’acconier au moment de la réception des marchandises et à l’embarquement alors que les marchandises ont été transportés sous connaissement, les deux sociétés (transitaire et transporteur maritime), sont réputés avoir reçu et embarqué les marchandises conformément aux mentions entre leurs mains ;\n L’expertise effectuée par le transporteur à l’insu de l’expéditeur à l’arrivée des marchandises, n’est pas opposable à ce dernier. 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\u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csD2ED4CD8{text-align:left;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 8pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csFE01109C{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs1E33C96E{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 8pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs6F77D6C1{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs83374ED0{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n \t\t\t.cs28DFAFA9{text-align:left;text-indent:35pt;margin:0pt 0pt 8pt 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\t\t\t.csFEEEEB43{text-align:left;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.15}\n \t\t\t.csD5D7D290{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial;font-size:11pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t</style>\n \t</head>\n \t<body>\n \t\t<p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">ARRET N°67 du 26 avril 2011</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">Dossier n° 375/03-COM/U</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">ORDONNANCE D’INJONCTION DE PAYER – CARACTÈRE EXÉCUTOIRE – FORCE DE LA CHOSE JUGÉE</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs83374ED0">« Ne peut plus être remise en cause l’ordonnance d’injonction de payer qualifiée par le tribunal d’exécutoire, en conséquence ayant acquis la force de chose jugée ;</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs83374ED0">L’ordonnance d’injonction de payer revêtue de la formule exécutoire et ayant condamné le débiteur principal au paiement de la créance, celle-ci ne peut plus ni être discutée ni être remise en cause »</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">Banque XXX devenue la Société YYY</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">B.D</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy le vingt-six avril deux mille onze, a rendu l'arrêt suivant :</span></p><p class="csCCEE771A"><span class="cs6F77D6C1">LA COUR,</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de la Banque XXX devenue par la suite, la Société YYY, ayant son siège social, Place de l'Indépendance Antananarivo, élisant domicile en l'Etude de son Conseil Maître RAKOTONIAINA Annie, Avocat au Barreau de Madagascar, Maison Eureka Cité de la Gare, Antarandolo, Fianarantsoa, contre le jugement n° 7-C du 16 septembre 2003 rendu par la Chambre Commerciale Spéciale du Tribunal de première instance de Toliara dans la procédure qui l'oppose à B.D.;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Vu les mémoires en demande et en défense produits ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="cs3F811109">Sur les premier et troisième moyens de cassation réunis</span><span class="csFE01109C">, tirés de l'application de l'article 16 de la loi n° 61-013 du 19 juillet 1961 portant création de la Cour Suprême, et pris de la violation de l'article 16 de la loi n° 98-005 du 19 février 1998 instituant une section de la chambre commerciale et une procédure particulière pour le recouvrement de certaines créances des banques nationales, violation de la loi, dénaturation des faits, fausse interprétation et fausse application de la loi;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> le Tribunal a retenu que l'ordonnance d'injonction de payer n°001/OIP/03 du 20 février 2003 n'a pas été signifiée (premier moyen);</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, </span><span class="csDD6904BE">d'une part</span><span class="csFE01109C">, l'apposition de la formule exécutoire sur ladite ordonnance par le même Tribunal n'a été obtenue qu'à la suite de la production d'un certificat de non contredit délivré par le greffier en chef; et que </span><span class="csDD6904BE">d'autre part</span><span class="csFE01109C">, après la signification aux fins de saisie immobilière effectuée à la requête de la créancière, B.D. lui-même a formé un recours au nom de la \tS. et des héritiers de K.D. en vue de la discontinuation des poursuites;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C">, le jugement a retenu une prétendue péremption de l'ordonnance d'injonction de payer du 20 février 2003 pour défaut de signification de celle-ci dans les trois mois (troisième moyen);</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, l'article 16 de la loi n° 98-005 du 19 février 1998 prévoit une sanction de péremption pour toute ordonnance contenant injonction de payer, non signifiée ou non frappée de contredit, mais non visée pour exécutoire dans les trois mois de sa date;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Vu les textes de loi visés au moyen;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que pour déclarer que la créance de la YYY contre la Société S. et les héritiers K.B. n'était pas fondée, le Tribunal a retenu que la preuve de la signification de l'ordonnance d'injonction de payer du 20 février 2003 n'était pas apportée, et que l'article 16 de la loi n° 98- 005 prévoit dans ce cas la péremption et la nullité de l'ordonnance d'injonction de payer non signifiée dans les trois mois ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que par ces énonciations, le jugement attaqué s'est déterminé sur un document qui n'était pas produit au dossier de la procédure et qui n'a même pas été invoqué par le contredisant, lequel dans ses conclusions du 25 août 2003, s'était borné à contester essentiellement la validité de l'acte de caution du 18 août 1993, et n'avait à aucun moment relevé le caractère non exécutoire de ladite ordonnance ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu certes que l'article 16 de la loi n° 98-005 du 19 février 1998 stipule que: " Toute ordonnance contenant injonction de payer, non signifiée ou non frappée de contredit mais non visée pour exécutoire dans les trois mois de sa date est périmée et ne produit aucun effet" ; que cependant, et en tout état de cause, le greffier ne saurait revêtir de la formule exécutoire l'ordonnance d'injonction de payer du 20 février 2003, que si la signification a été effectuée et les prescriptions de cet article 16 respectées;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que dès lors que le Tribunal a lui-même qualifié d'exécutoire l'ordonnance d'injonction de payer du 20 février 2003, il en résulte que la décision a acquis force de chose jugée, et ne peut plus être remis en cause ; qu'en statuant comme il l'a fait, le Tribunal a dénaturé les faits de la cause et sa décision encourt la cassation;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="cs3F811109">Sur le deuxième moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de l'application de l'article 16 de la loi n° 61-013 du 19 juillet 1961 portant création de la Cour Suprême, contradiction de motifs équivalent à absence de motifs; </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C">, le jugement attaqué a reconnu le caractère exécutoire de la condamnation de la S.; </span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csDD6904BE">alors qu'il</span><span class="csFE01109C"> a en même temps retenu que le fondement de la créance de la caution pouvait encore être remis en cause;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Vu le texte de loi visé au moyen;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il convient de rappeler que l'objet du présent litige tend à la condamnation de B.D., en tant que caution, au paiement de la créance de la YYY contre la Société S. et les héritiers K.B.;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que contrairement à ce qui a été articulé par le jugement attaqué, le fondement de la créance ne pouvait plus, ni être discuté ni être remis en cause dans le cadre de cette procédure, dans la mesure où la condamnation du débiteur principal avait été définitivement prononcée par l'ordonnance d'injonction de payer du 20 février 2003, revêtue de la formule exécutoire ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Que dès lors, en statuant ainsi le Tribunal s'est contredit dans ses motifs, et sa décision encourt la cassation.</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">CASSE ET ANNULE, le jugement n° 7-C du 16 septembre 2003 rendu par la Chambre Commerciale Spéciale du Tribunal de première instance de Tuléar;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Ordonne la restitution de l'amende de cassation.</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Condamne le défendeur aux dépens.</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">Où étaient présents:</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">Mesdames et Messieurs:</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="csD600C40A" value="0"><span class="csFE01109C">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, Conseiller - Rapporteur;</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">RANDRIANANTENAINA Modeste, RABETOKOTANY Marcelline, RANOTRONARISON Laingonirina, Conseillers, tous membres;</span></li><li class="csD600C40A"><span class="csFE01109C">RAKOTOVAO Aurélie, Avocat Général;</span></li><li class="cs2FE1C479"><span class="csFE01109C">ANDRIANALISOA RAMANAMISATA Eloi, Greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1879 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1886 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1883 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ Ne peut plus être remise en cause l’ordonnance d’injonction de payer qualifiée par le tribunal d’exécutoire, en conséquence, ayant acquis la force de chose jugée ;\n L’ordonnance d’injonction de payer revêtue de la formule exécutoire et ayant condamné le débiteur principal au paiement de la créance, celle-ci ne peut plus ni être discutée ni être remise en cause """ -keywords: "Ordonnance d’injonction de payer – Caractère exécutoire – Force de la 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class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">CONTRAT D’ASSURANCE – RECOURS D’UN TIERS – INDEMNISATION – PRESCRIPTION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">« Selon l’article 34 de la loi n°99-013 portant Code des Assurances, le délai de prescription biennale de l’action de l’assuré contre l’assureur, en cas de recours d’un tiers, court à compter du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l’assuré ou a été indemnisé par ce dernier ;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">Il appartient à l’assuré de justifier la date à laquelle il aurait procédé à l’indemnisation d’un tiers. »</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">B.L.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">Assurance XXX</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy le vingt six avril deux mille onze, a rendu l'arrêt suivant:</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs2AD8142C"><span class="csFE01109C">LA COUR,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de B.L. domiciliée au [adresse], ayant pour Conseils Maîtres RAMANGAHARIVONY Patrick Gérard, RAHARIMALALA, RADOFA Heritsoa Emilien et RAKOTONDRAINY John Emmanuel, Avocats au Barreau de Madagascar, contre l'arrêt n°49 du 23 septembre 2007 rendu par la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de d'Antananarivo dans la procédure qui l'oppose à la l'assurance XXX;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu les mémoires en demande et en défense produits;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs3F811109">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> pris de la violation des articles 389 de la loi n° 66-003 du 2 juillet 1966 relative à théorie générale des obligations et 34 du code des assurances, violation de la loi, manque de base légale ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C">, la Cour d'Appel a retenu la courte prescription de deux ans fondée sur une présomption de paiement (première branche);</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, l’assurance XXX, en refusant explicitement de payer la somme réclamée par BADOURALY Layla, reconnaît ne s'être pas acquittée de cette somme;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> la Cour d'Appel a retenu le jour du sinistre comme le point de départ du délai faisant courir la prescription (deuxième branche);</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> l'action de B.L. a pour cause le recours des propriétaires des marchandises endommagées qu'elle a dû indemniser ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu sur la première branche du moyen, que l'article 389 de la loi sur la théorie générale des obligations ne trouve application que si le débiteur a reconnu le non paiement de sa dette; qu'en l'espèce, il n'est pas établi que l’assurance XXX ait fait un aveu de non paiement, ni tacitement, ni expressément; que la demanderesse elle-même a, dans sa requête introductive d'instance fait état de la lettre du 2 mars 2000 par laquelle la compagnie d'Assurance l'avait avisée de ce qu'elle ne pouvait pas prendre en charge le sinistre survenu de 31 janvier 1999;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que cette branche du moyen ne saurait ainsi être accueillie ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que contrairement aux allégations de la deuxième branche du moyen, l'action de B.L. est fondée, non sur les recours des propriétaires des marchandises qu'elle a dû indemniser mais sur le contrat d'assurances de transport terrestre conclu avec l’assurance XXX; que leurs relations étant régies par la loi n° 99-013 du 2 août 1999 portant code des assurances, c'est à bon droit que l'arrêt attaqué a fait application de l'article 34 en constatant la prescription biennale de l'action;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que le moyen manque en droit et ne peut qu'être rejetée;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs3F811109">Sur le second moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de la violation de l'article 34 la loi n° 99-013 du 2 août 1999 portant code des assurances, manque de base légale, "insuffisance de recherche de tous les éléments de fait qui justifient l'application de l'article 34"; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> les juges du fond n'ont pas cherché à savoir la date à laquelle B.L. a procédé au règlement des factures adressées par les propriétaires des marchandises endommagées; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, B.L. a indiqué dans la requête introductive d'instance que lesdits propriétaires, la société YYY et la société ZZZ , lui ont adressés à titre d'indemnisation des factures qu'elle a été obligée de régler; que la date de règlement des factures constitue un élément important dans l'application de l'article 34 du code des assurances, dans la mesure où la prescription commence à courir à compter de cette date ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que le moyen manque en fait et de droit, dans la mesure où il appartenait à la demanderesse en cassation de justifier la date à laquelle elle aurait procédé à l'indemnisation des propriétaires des marchandises transportées qu'en tout cas état de cause, si l'article 34 avant dernier alinéa stipule, que: quand l'action de l'assuré contre l'assureur a pour cause le recours d'un tiers, le délai de prescription ne court que du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l'assuré ou a été indemnisé par ce dernier, dans le cas d'espèce aucun élément du dossier ne permet de dire que ces tiers ont exercé une action en justice contre l'assuré ou ont été indemnisés par B.L.;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que le rejet du pourvoi ne peut ainsi qu'être prononcé.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">REJETTE le pourvoi;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Condamne la demanderesse à l'amende de cassation et aux dépens.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Où étaient présents:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Mesdames et Messieurs:</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs576333AD" value="0"><span class="csFE01109C">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RANDRIANANTENAINA Modeste, Conseiller - Rapporteur;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, RABETOKOTANY Marcelline, RANOTRONARISON Laingonirina, Conseillers, tous membres;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RAKOTOVAO Aurélie, Avocat Général;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">ANDRIANALISOA RAMANAMISATA Eloi, Greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1892 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1899 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1896 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ Selon l’article 34 de la loi n°99-013 portant Code des Assurances, le délai de prescription biennale de l’action de l’assuré contre l’assureur, en cas de recours d’un tiers, court à compter du jour où ce tiers a exercé une action en justice contre l’assuré ou a été indemnisé par ce dernier ;\n Il appartient à l’assuré de justifier la date à laquelle il aurait procédé à l’indemnisation d’un tiers. """ -keywords: "Contrat d’assurance – Recours d’un tiers – Indemnisation - Prescription" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1904 -id: 218 -code: "DCS67D7303E28187" -numero: 36 -arretAt: DateTimeImmutable @1300479038 {#1895 : 2011-03-18 21:10:38.0 Europe/Zurich (+01:00) } -numeroDossier: "390/07-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155838 {#1901 : 2025-03-16 21:10:38.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540228 {#1903 : 2025-05-29 19:37:08.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1385 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Le pénal tient le civil en l'état" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; 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Que l’action civile et l’action publique procèdent du même fait et de la même cause. »</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">L’assurance XXX</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="csFE01109C">Établissement YYY</span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">COUR DE CASSATION </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csFE01109C">\tLa cour de Cassation, Chambre civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire de vendredi dix-huit mars deux mille onze, tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l’arrêt dont la teneur suit : </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">LA COUR </span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi : </span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de la XXX , </span><span class="csCF6BBF71">[adresse]</span><span class="csFE01109C"> représentée par son Directeur Général et ayant pour Conseil Maître RAZAKAMANANTSOA Gustave avocat en l’étude duquel domicile est élu, contre l’arrêt n°010/COM/07 du 03 août 2007 de la Chambre Commerciale de la Cour d’appel de Toamasina rendu dans le litige l’opposant aux Établissements YYY ; </span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Vu les mémoires en demande et en défense ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs3F811109">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de l'article 26 de la loi organique n° 2004- 036 du 1er octobre 2004 relative à la Cour Suprême, pris de la violation de l'article 2 alinéa 2 du Code de Procédure Pénale en ce que l'arrêt attaqué a rejeté le sursis à statuer jusqu'à l'issue des procédures pénales engagées qui a été sollicité par l’assurance XXX et a tranché au fond sur les demandes des établissements YYY alors que la plainte diligentée par ces derniers portant sur le girofle objet de la procédure engagée devant les juridictions de commerce n'ont pas encore reçu d'issue définitive;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu que le principe « le pénal tient le civil en état » ne s'applique que si une instance a été engagée devant une juridiction répressive ou que l'action publique a été régulièrement engagée ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que la juridiction civile, saisie de l'action civile exercée séparément de l'action publique doit surseoir au jugement de cette action tant qu'il n'a pas été prononcé définitivement sur l'action publique ; et ce uniquement si les deux actions procèdent du même fait et de la même cause,</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu toutefois qu'en l'espèce, le juge saisi d'une action en responsabilité contractuelle résultant d'un contrat d'assurances n'a pas à surseoir à statuer jusqu'à l'issue de l'action pénale qui procède d'une cause différente, en l'occurrence l'action publique intentée contre l'auteur de vol dans des containers ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu ainsi que le moyen manque en droit et doit être rejeté ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="cs3F811109">Sur le deuxième moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de l'article 26 de la loi organique n° 2004- 036 du 1er octobre 2004 et pris de la violation des articles 183.5-183.6-183.7 du Code de Procédure Civile est des articles 123 et 128 de la Loi sur la Théorie Générale des Obligations, en ce que l'arrêt attaqué a attribué des dommages-intérêts découlant de préjudices moraux alors que en première instance, les établissements YYY n'ont fait valoir que des préjudices financiers et commerciaux pour justifier leur demande de dommages-intérêts et en ce que l'arrêt a condamné l’assurance XXX au paiement de 2% par mois de la créance principale à titre d'agios ainsi qu'au paiement de dommages-intérêts en sus de la créance principale alors que le contrat conclu entre l’assurance XXX et les Etablissements YYY a fixé à l'avance une limitation de garantie à 5.047.402.800 Fmg;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Que par conséquent, si l'assureur devait indemniser, quel que soit les pertes survenues à l'assuré, il ne devait être tenue que jusqu'à la limite du contrat souscrit, c'est la limitation de garantie ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu que le moyen se borne à faire valoir des questions de fait qui relèvent de l'appréciation souveraine des juges du fond ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il s'ensuit que le moyen, irrecevable, est à écarter ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="cs3F811109">Sur le troisième moyen de cassation</span><span class="csFE01109C"> tiré de la violation de l'article 26 de la loi organique n° 2004-036 du 1er octobre 2004, pris de la violation des articles 14 et 16 du Code des Assurances, des articles 15 et 32 alinéa 3 des conditions générales de l'assurance souscrite, en ce que l'arrêt attaqué, ayant condamné l'assurance XXX s'est basé sur le contrat d'assurance souscrit par les Établissements YYY auprès de celle-ci alors que la date de départ des marchandises, l'itinéraire ainsi que le navire transporteur et le transbordement des marchandises au Kenya ont totalement changé la gravité des risques et que ces changements majeurs n'ont pas été portés à la connaissance de la Compagnie XXX ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">Attendu que pour faire droit à la demande de couverture du risque survenu, l'arrêt attaqué énonce que « rien ne permet de croire que à cause du changement de date d'embarquement, la perdition ou la substitution des marchandises n'auraient pas eu lieu ; que des moyens fondés sur des supputations ne sauraient être accueillis ;</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csFE01109C">« Qu'en tout état de cause, l’assurance XXX, comme l'atteste la quarante-sept millions quatre cent deux mille huit cent francs, les 2640 sacs de girofle susdites pour le voyage Toamasina/Dubaï; les faits constants rapportent que ces marchandises ne sont pas arrivés à Dubaï; que le contrat d'assurance est signé le 28 décembre 2000 aux conditions « tous risques » que même, à titre subsidiaire le conseil de XXX demande à ce que la Cour donne acte de ce que XXX ne peut être tenue au-delà de la valeur d'assurances, c'est-à-dire cinq milliards quarante- sept millions quatre cent deux mille huit cent francs; Qu'en réalité, la somme principale réclamée est une créance certaine liquide, et exigible des établissements M. à l'égard de XXX »</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu qu'en l'état de ces énonciations la Cour d'Appel, en vertu de son pouvoir souverain d'appréciation des faits, a estimé que les griefs reprochés à l'assuré, ne sont que des supputations qui ne sauraient être accueillis et que ces circonstances nouvelles ne sont pas de nature à entraîner des aggravations du risque ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu que l'appréciation de l'aggravation des risques est une question de fait relevant de l'appréciation des juges du fond et échappant au contrôle de la Cour de Cassation ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Attendu qu'il s'ensuit que le moyen, faisant état de question de fait doit être écarté, les textes visés au moyen ne trouvant pas en l'espèce application ;</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs1E33C96E"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="cs6F77D6C1">REJETTE</span><span class="csFE01109C"> le pourvoi ;</span></p><p class="cs28DFAFA9"><span class="csFE01109C">Condamne la demanderesse à l'amende et aux dépens (...).</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">- Mme RAKETAMANGA Odette, président ;</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">- MM. ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, rapporteur ;</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">- ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, RALAISA Ursule, RANDRIANΑΝΤΕΝΑΙΝΑ Modeste, RAHELISOA Odette, conseillers ;</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">- RASOAHARISOA Florine, avocat général ;</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csFE01109C">- RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier</span></p><p class="csD2ED4CD8"><a name="_heading=h.3pk9usob6nxo"></a><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csD2ED4CD8"><a name="_heading=h.s7l653veatyy"></a><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs69B8314D"><a name="_heading=h.tcbyh76dwvb2"></a><span class="cs6F77D6C1"> </span></p><p class="csD15247B9"><span class="csFE01109C"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1905 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1912 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1909 …} 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pièces produites sont insuffisants pour conclure à l’existence de suspicion légitime, pour une bonne administration de la justice, il convient de faire droit au dessaisissement. »</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="csFE01109C">Société XXX</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="csFE01109C">C/ </span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="csFE01109C">La SOCIÉTÉ YYY</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY </span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">CHAMBRE CIVILE, COMMERCE ET SOCIALE</span></p><p class="cs91316B29"><span class="csFE01109C"> \tLa Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerce et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi dix-huit mars deux mille onze, tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l’arrêt dont la teneur suit :</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">LA COUR</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tAprès en avoir délibéré conformément à la loi :</span></p><p class="cs91316B29"><span class="csFE01109C"> \tStatuant sur la requête de la Société XXX élisant domicile en l’étude de son conseil Maître Andrimadison Julien, avocat, tendant au dessaisissement du tribunal de commerce d’Antsiranana au profit du tribunal de commerce d’Antananarivo pour juger le dossier de procédure n°006/01 l’opposant à la Société YYY;</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \t</span><span class="csDD6904BE">Sur la recevabilité de la requête</span></p><p class="cs91316B29"><span class="csFE01109C"> \tAttendu que, faite conformément aux prescriptions légales édictée par l’article 24 de la loi organique 2204-036 du 1</span><span class="csFE01109C"><sup>er</sup></span><span class="csFE01109C"> octobre 2004 relative à la Cour Suprême et les articles 9 et du Code de Procédure Civile, la requête et régularité et recevable ;</span></p><p class="csEE2260A7"><span class="csFE01109C"> \t</span><span class="csDD6904BE">Sur le mérite de la requête</span></p><p class="cs91316B29"><span class="csFE01109C"> \tAttendu que le renvoi d’une juridiction à une autre est une possibilité offerte par les articles 24 de la loi organique n°2004-36 du 1</span><span class="csFE01109C"><sup>er</sup></span><span class="csFE01109C"> octobre 2004 et les articles 96 et suivants du Code de Procédure Civile au plaideur qui a des motifs sérieux de penser que les juges ne sont pas en mesure de se prononcer avec impartialité, notamment pour cause de suspicion légitime ;</span></p><p class="cs91316B29"><span class="csFE01109C"> \tAttendu certes que dans le cas d’espèce, les faits et circonstances invoquées dans la requête ainsi que les pièces produites sont insuffisantes pour conclure à l’existence de suspicions légitime ;</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tAttendu cependant que pour </span><span class="csDD6904BE">une bonne administration de la justice, il convient de faire droit à la requête et de dessaisir le tribunal de commerce d’Antsiranana au profit de celui d’Antananarivo pour le jugement de la procédure 006/01 opposant le Secren à la Msc ;</span></p><p class="cs7A6C8E71"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tOrdonne le </span><span class="cs6F77D6C1">DESSAISISSEMENT</span><span class="csFE01109C"> du tribunal du commerce d’Antsiranana au profit du tribunal du commerce d’Antananarivo pour le jugement de la procédure 006/01 opposant le SECREN à la MSC ;</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tCondamne la défenderesse aux dépens.</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tAinsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tOù étaient présents :</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C"> \tMessieurs et Mesdames :</span></p><p class="csA2DAEF8B"><span class="csFE01109C">- RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président ;</span></p><p class="csA2DAEF8B"><span class="csFE01109C">- RAHELISOA Odette, Conseiller – Rapporteur ;</span></p><p class="csA2DAEF8B"><span class="csFE01109C">- ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, Conseiller, RALAISA Ursule,</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C">Conseiller, RANDRIANANTENAINA Modeste, Conseiller, tous membres ;</span></p><p class="csA2DAEF8B"><span class="csFE01109C">- RAJAONARIVELO Clarisse, Avocat Général ;</span></p><p class="csA2DAEF8B"><span class="csFE01109C">- RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier ;</span></p><p class="cs69B8314D"><span class="csFE01109C">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Conseiller, le Rapporteur et le Greffier./. </span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1918 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1925 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1922 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ Article 96 et suivants du code de Procédure civile : « en matière civile et commerciale, la Cour Suprême peut dessaisir toute juridiction et renvoyer la connaissance de l’affaire à une autre juridiction de même ordre soit si la juridiction normalement compétente ne peut être légalement composée ou si le cours de la justice s’y trouve autrement interrompu, soit pour cause de suspicion légitime ou de sécurité publique ».\n Cependant si les faits et les circonstances invoqués dans la requête et les pièces produites sont insuffisants pour conclure à l’existence de suspicion légitime, pour une bonne administration de la justice, il convient de faire droit au dessaisissement. """ -keywords: "Demande dessaisissement – Renvoi d’une juridiction à une autre – Suspicion légitime – Bonne administration de la justice – Conditions" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#1930 -id: 211 -code: "DCS67D7303E277E1" -numero: 18 -arretAt: DateTimeImmutable @1299010238 {#1921 : 2011-03-01 21:10:38.0 Europe/Zurich (+01:00) } -numeroDossier: "181/02-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155838 {#1927 : 2025-03-16 21:10:38.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540228 {#1929 : 2025-05-29 19:37:08.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Preuve" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csFE01109C{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs6F77D6C1{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs83374ED0{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Arial Narrow;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n \t\t\t.csAC9652A3{text-align:justify;text-indent:36pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n 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class="csFE01109C">ARRET N°18 du 1 mars 2011</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C">Dossier n 181/02-COM</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">PREUVE EN MATIÈRE COMMERCIALE – DÉNATURATION DES PIÈCES – CONTRADICTION DE MOTIFS</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">« La non appréciation dans les détails par les juges de fond des pièces versées par les parties et les faisant tirer des conclusions erronées, constitue une dénaturation des pièces de leur part ;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">La Cour d’appel qui justifie sa décision par des motifs opposés à ses assertions antérieures, se contredit dans ses motifs »</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">N.A.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">La Succession K.G.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy le premier mars deux mille onze, a rendu l'arrêt suivant :</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">LA COUR</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi :</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de N.A., domicilié </span><span class="csCF6BBF71">[adresse]</span><span class="csFE01109C"> La Réunion, ayant pour Conseil Maître RAKOTOARIVONY Hary, Avocat au Barreau de Madagascar, contre l'arrêt n° 38- C rendu le 3 décembre 2001 par la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga dans le différend l'opposant à la Succession K.G. ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu les mémoires en demande et en défense produits ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs3F811109">Sur les première et deuxième branches réunies du moyen unique de cassation</span><span class="csFE01109C">, pris en application des articles 5 et 44 de la loi n° 61-013 du 19 juillet 1961 portant création de la Cour Suprême, et pour violation des articles 11, 12 et 13 de l'ordonnance n° 62-041 du 19 septembre 1962 relative aux dispositions générales de droit interne et de droit international privé, 109 du code de commerce, fausse application de la loi, dénaturation des faits de la cause, défaut de réponse à conclusions, manque de base légale, défaut et insuffisance de motifs, excès de pouvoir, contradiction de motifs ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> (première branche) la Cour d'Appel prétend, qu'aucun contrat d'engagement n'a lié les deux parties, que les factures objets de l'assignation ont été établies unilatéralement par K.G. et que rien ne permet de constater la réception des marchandises par ce dernier;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, le premier juge a déjà constaté, au vu des pièces produites au dossier que K.G. a bien réceptionné, dédouané et utilisé les engins, matériels et véhicules envoyés de La Réunion par le demandeur au pourvoi; qu'en matière commerciale, tous les modes de preuve sont admissibles, la preuve par présomption comme la preuve par témoins;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C">, (deuxième branche) la Cour a retenu que la créance du requérant n'est pas fondée faute de preuve, que seuls les quatre camions objet de la facture du 27 mai 1991 ont été constatés: </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors qu</span><span class="csFE01109C">'il résulte des pièces produites au dossier que les parties sont restées en relation d'affaires même pendant l'année 1992; que les connaissements à destination d'Antsiranana au nom de K.G. en font foi; que celui-ci a non seulement réceptionné les marchandises envoyées par N.A., mais en plus, les a utilisées en procédant à la mutation à son nom;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu les textes de lois visés au moyen ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que par les deux branches réunies du moyen, le demandeur fait grief à l'arrêt déféré d'avoir dénaturé les pièces produites au dossier en affirmant que lesdites pièces font ressortir qu'aucun contrat d'engagement n'a lié les deux parties, et que les factures objet de l'assignation ont été établies unilatéralement par N.A., qu'ensuite rien n'a permis de constater que les marchandises en cause ont été bel et bien réceptionnées par K.G., et qu'enfin seuls les quatre camions objet de la facture du 27 mai 1991 ont été constatés, mais il a été attesté qu'ils ont été payés par le coût du transport des marchandises destinées à N.A. ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que contrairement aux assertions de l'arrêt déféré, l'existence au dossier de pièces telles que connaissement, avis de sort des 17 janvier 1992, 3 février 1992 et 11 février 1992 émanant de la Banque XXX, attestations de remise au destinataire, factures corroborées par des connaissements de diverses marchandises expédiées de La Réunion et certificat de remise au destinataire K.G. émanant de la banque YYY attestent non seulement de l'existence de relations d'affaires entre les parties, mais également de l'existence de créance de N.A. contre K.G. ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Qu'en statuant comme elle l'a fait, la Cour d'Appel a dénaturé les pièces produites au dossier ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que les deux branches réunies du moyen unique de cassation sont fondées et la cassation encourue ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs3F811109">Sur la troisième branche du moyen unique de cassation</span><span class="csFE01109C">, pris en application des articles 5 et 44 de la loi n° 61-013 du 19 juillet 1961 portant création de la Cour Suprême, et pour violation de l'article 180 du code de procédure civile, contradiction de motifs équivalent à absence de motifs ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> la Cour d'Appel a affirmé qu'aucun contrat d'engagement n'a lié les deux parties; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C"> dans ses motifs, elle admet que quatre camions ont été réceptionnés par K.G.;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu le texte de loi visé au moyen ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que pour justifier sa décision la Cour d'Appel énonce que « les pièces du dossier font ressortir qu'aucun contrat d'engagement n'a lié les deux parties..., que rien n'a permis de constater que les marchandises en cause ont été bel et bien réceptionnés par K.G., que seuls les quatre camions objet de la facture du 27 mai 1991 (c.36) ont été constatés.... »</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu qu'en l'état de ces énonciations, et compte tenu du fait que les factures figurant aux cotes 24, 30 et 36 ont été, selon la Cour d'appel, établies unilatéralement par N.A., la décision de ladite Cour est entachée de contradiction ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que la troisième branche du moyen est également fondée.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">CASSE ET ANNULE l'arrêt n° 38-C du 3 décembre 2001 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Ordonne la restitution de l'amende de cassation.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Condamne le défendeur aux dépens.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Où étaient présents :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Mesdames et Messieurs :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C"> </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs576333AD" value="0"><span class="csFE01109C">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalala, Présidente;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RANDRIANANTENAINA Modeste, Rapporteur; </span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RANDRIANAIVO Isabelle, RABETOKOTANY Marcelline, RANOTRONARISON Laingonirina, Magistrats:</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RAJAONARIVELO Berchmans, Parquet; </span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RABARISON Sylvain José, Greffier</span></li></ul>\n \t\t<p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: 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"592/07-CO" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155838 {#1940 : 2025-03-16 21:10:38.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540228 {#1942 : 2025-05-29 19:37:08.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "resiliation" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 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SOUS-LOCATION : CONDITIONS – LOCATION GÉRANCE : AUTORISATION (NON)</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">« L’action en résiliation d’un bail commercial régi par l’ordonnance 60-050 du 22 juin 1960, constitue une action en cessation de bail, subordonnée à la validité d’un congé devant être donné préalablement à l’action en justice ;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">Selon l’article 20 de l’ordonnance précitée, sauf stipulation contraire du bail ou accord écrit du bailleur, toute sous location totale ou partielle est interdite ;</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs83374ED0">La location immobilière doit être distinguée de la location-gérance non régie par l’article 20 de l’ordonnance 60-050 du 22 juin 1960. »</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">SARL XXX</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csFE01109C">R née R.L.H.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy le huit février deux mille onze, a rendu l'arrêt suivant :</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs2AD8142C"><span class="csFE01109C">LA COUR,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Après en avoir délibéré conformément à la loi ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Statuant sur le pourvoi de la SARL XXX, dont le siège social e</span><span class="csCF6BBF71">[adresse]</span><span class="csFE01109C">, poursuites et diligences de son gérant G.P.C.R., ayant pour conseil, Maitre Voahangy RAKOTOMIAMINA, Avocat à la Cour, contre l'arrêt n° 1042 rendu le 25 juillet 2007 par la Chambre civile de la Cour d'Appel d'Antananarivo dans le différend l'opposant à R.née R.L.H. ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu le mémoire en demande produit ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs3F811109">Sur les trois moyens de cassation</span><span class="csFE01109C"> réunis, pris de la violation des articles, 16 et 20 de l'ordonnance n° 60-050 du 22 juin 1960 relative aux rapports entre bailleurs et locataires en ce qui concerne le renouvellement et le prix de baux à loyer d'immeubles ou de locaux à usage commercial, industriel, artisanal ou professionnel, 123 de la loi sur la théorie générale des obligations, 2 à 5 de la loi n°2003-038 du 3 septembre 2004 sur le fonds de commerce, violation et fausse application de la loi, fausse interprétation du contrat de bail, manque de base légale:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> (premier moyen), pour confirmer le jugement entrepris, l'arrêt attaqué a estimé qu'en ce qui concerne l'application de l'ordonnance n° 60-050 du 22 juin 1960, le cas de sous-location ou la location- gérance n'y est pas prévue; que par conséquent, le principe du droit commun ne saurait être appliqué pour le cas d'espèce;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, d'une part, la lecture de ladite ordonnance permet de relever dans son titre V, article 20 l'existence de cas des sous-locations; </span><span class="csDD6904BE">d'autre part</span><span class="csFE01109C">, les parties sont liées par un contrat de bail commercial, et sont régies par l'ordonnance ci-dessus; qu'en vertu de l'article 16 de ladite ordonnance, un tel contrat ne peut cesser que par l'effet d'un congé extrajudiciaire d'au moins six mois à l'avance et un congé devait être donné préalablement à l'action en justice; qu'en appliquant le droit commun au cas d'espèce, la Cour d'Appel viole le texte susvisé; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> (deuxième moyen) l'arrêt attaqué a énoncé que le bail versé au dossier n'autorise ni la sous-location, ni la location gérance;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors qu'</span><span class="csFE01109C"> aucune disposition du contrat de bail liant les parties n'interdit absolument la sous-location, ou la location gérance; que si la sous location n'est autorisée qu'avec l'accord du bailleur, la location gérance est permise lorsqu'elle intervient conformément aux dispositions de la loi sur la location gérance, à défaut de stipulation expresse d'interdiction de la location gérance dans le contrat de bail;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">en ce que</span><span class="csFE01109C"> (troisième moyen), l'arrêt attaqué s'est borné à appliquer le droit commun pour résilier le bail commercial liant les parties aux motifs qu'il y a violation flagrante du contrat de bail...du fait que le propriétaire, dans la sommation avec offres réelles du 14 mars 2005 émanant de la société YYY a déclaré refuser la location gérance par cette dernière";</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csDD6904BE">alors que</span><span class="csFE01109C">, </span><span class="csDD6904BE">d'une part</span><span class="csFE01109C">, aucune clause du contrat de bail ne prévoit la soumission de la mise en location gérance à l'autorisation de la bailleresse R née R.L.H.; d'autre part, la Cour d'Appel ayant relevé ledit refus de location gérance, a méconnu la loi n° 2003-038 qui régit cette matière; que faute d'avoir recherché si toutes les conditions exigées par la loi ci-dessus sont respectées, la Cour a imposé une condition qui n'était pas prévue par la loi; qu'il est de principe que là où la loi n'a pas édicté d'interdiction, c'est la liberté qui est la règle; que la location gérance n'est pas interdite par la loi; encore d'autre part, la location gérance concédée par la SARL XXX à la Société YYY a respecté toutes les conditions exigées par la loi;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Vu les textes de loi visés aux moyens ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que les parties sont liées par un contrat de bail commercial ; qu'en l'espèce certes, aucune autorisation de sous-location n'est donnée par le bailleur, alors que l'article 20 de l'ordonnance sur les baux commerciaux énonce que: Sauf stipulation contraire du bail ou accord du bailleur, toute sous-location totale ou partielle est interdite, et que au cas de sous-location autorisée, le propriétaire est appelé à concourir à l'acte qui devra être fait par écrit »;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que cependant, la location immobilière doit être distinguée de la location gérance d'un fonds de commerce; que la règle édictée par l'article 20 de l'ordonnance susvisée ne joue que lorsqu'il y a vraiment sous location, que tel n'est pas le cas lorsque le fonds est donné en location gérance avec le profit du droit au bail qui y est attaché qu'en effet, le locataire gérant, bien que disposant des lieux loués dans les conditions prévues au bail n'est ni un cessionnaire du bail, ni un sous-locataire;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Attendu que l'article 16 de l'ordonnance n°60-050 du 22 juin 1960 relative au bail commercial dispose que par dérogation aux articles 1736 et 1737 du Code Civil, les baux des immeubles, locaux ou terrains soumis aux dispositions de la présente ordonnance ne cessent que par l'effet d'un congé donné suivant les usages locaux et au moins 6 mois à l'avance » ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Que de telles dispositions sont d'ordre public ; qu'en énonçant qu’il y a violation flagrante du contrat de bail entre la SARL XXX et R.L.H.» et que par conséquent, le principe du droit commun ne saurait être appliqué...", l'arrêt attaqué a violé les dispositions légales sus énoncées;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Qu'en effet, l'action en résiliation d'un bail commercial, constitue une action en cessation du bail subordonnée en conséquence, à la validité d'un congé devant être donné préalablement à l'action en justice ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Qu'il s'ensuit que les moyens sont fondés et la cassation encourue.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs6F77D6C1">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">CASSE ET ANNULE l'arrêt n° 1042 rendu le 25 juillet 2007 par la Chambre civile de la Cour d'Appel d'Antananarivo ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Renvoie la cause et les parties devant la même juridiction autrement composée</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Ordonne la restitution de l'amende de cassation</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Condamne la défenderesse aux dépens.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Où étaient présents :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">Mesdames et Messieurs :</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs576333AD" value="0"><span class="csFE01109C">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RAMIHAJAHARISOA Lubine, Conseiller - Rapporteur; </span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RANDRIANAIVO Isabelle, RAHARISOASEHENO Injaikarivony, RASOARINOSY Vololomalala, Conseillers, tous membres ;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">RAJAOBELINA Christian Joël, Avocat Général ;</span></li><li class="cs576333AD"><span class="csFE01109C">ANDRIANALISOA RAMANAMISATA Eloi, Greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csFE01109C"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csFE01109C">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csFEEEEB43"><span class="csD5D7D290"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1944 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1951 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1948 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: 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Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du mardi quatorze décembre deux mille dix tenue au palais de Justice a Aansy a rendu l'arrêt dont la teneur suit</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Société XXX, sise au [adresse], ayant pour conseil Maitre Alain RAZAFINDRALAMBO, Avocat, contre l'arrêt n°64 du 25 octobre 2007 de la Chambre Commerciale de la Cour d'appel d'Antananarivo rendu dans le litige l’opposant à la banque YYY</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense, </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Sur les deuxième et troisième moyens de cassation réunis tirés de l'article 26 alinéa 2-3-6 de la loi organique 2004.036 du 1 octobre 2004 excès de pouvoir, absence, insuffisance et contradiction de motifs, fausse interprétation, dénaturation des faits de la cause et contradiction de motifs, en ce que pour infirmer le jugement entrepris, la Cour Appel énonce “ qu'il ressort du relevé d'identité bancaire en date du 30 novembre 2004 que le crédit relais a été remboursé au 30 novembre 2004 par le débit du compte courant de la Société XXX de nouveau crédit relais de 1 600 000 000 F a été immédiatement mis en place le 30 septembre 2004 et le solde débiteur au 30 novembre 2004 est porté à 12.298.124.40 Ariary;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la Société XXX doit être condamnée au paiement de la somme de 1.639 867.777 F envers la banque YYY et il Convient d'infirmer le jugement entrepris sur ce point», alors que la banque YYY n’a fait état de celle défense à aucun moment et que les faits ne sont pas comme tels surtout au regard de l'écriture de la banque YYY portant relevé d’identité bancaire au 31 mars 2005 (deuxième moyen)</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">En ce que la Cour d'appel a motivé sa décision sur le bilan au 31 décembre 2004 de la Société XXX alors que la banque YYY dans ses conclusions du 14 février 2007 expressément reconnu et spécifié que le relevé d’identité bancaire du 31 mars 2005 ne concerne qu’un sous compte sur plusieurs et que le relevé concerne l’affaire ou sous compte dont est seulement et uniquement saisi les juges (troisième moyen)</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71"> Attendu que les moyens réunis reprochent à la Cour d'Appel d'avoir approuvé le montant indiqué dans le bilan au 31 décembre 2004 de la Société XXX alors que l'unique pièce pouvant justifier la somme due par ladite société a été le relevé bancaire au 31 mars 2005 concernant le compte unique de la société n°1 102.759.004-4 auprès de cette Banque et faisant état d'un solde débiteur de 22.795.182,05 ariary ou 113.975.910 Fmg </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il résulte des différents relevés émis par la banque YYY sur les mouvements du compte n°1.102.759 004.4 qu'un déblocage de prêt d'un montant de 318.080.000 Ariary a été consenti au profit de la Société XXX (relevé du 30 novembre 2004): </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que les autres relevés émis postérieurement à ce déblocage, notamment celui du 31 mars 2005 font état d'un solde débiteur variant autour de 113 975.910 Fmg </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour infirmer le jugement n°277 C du 31 août 2006. la Cour d'Appel a retenu que la somme indiquée dans le relevé bancaire au 31 mars 2005 constitue des intérêts et non pas la créance principale due par la Société XXX, et que suivant bilan au 31 décembre 2004 le passif de cette société envers la banque YYY est de 1.639 867.777 Fmg que suivant relevé bancaire en date du 30 novembre 2004 le crédit relais a été remboursé par le débit du compte courant de la XXX et le nouveau crédit relais de 1.600 000 000 Fmg a été mis en place le 30 septembre 2004 est porté à 12.2989124,40 A et conclu que la XXX doit être condamnée au payement de la somme de 1.639.867.777 Fmg envers la YYY.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Mais attendu que par de telles motivations, notamment en approuvant simplement la somme indiquée dans le bilan et sans justifier si cette somme supposée être la créance principale de la YYY est bien le crédit qui aurait elle convenu le 20 septembre 2004 et si cette somme existait encore au 31 mars 2005, date à laquelle a été arrêté dans le dernier relevé bancaire le compte unique de la Société XXX auprès de cette banque, la Cour d'Appel a insuffisamment motivé sa décision et ne met pas en mesure la Cour de Cassation d'exercer son contrôle</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu’il s’en suit que les moyens sont fondés et la cassation encourue et ce sans qu'il soit besoin d’examiner le premier moyen proposé</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs91EF8B52"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l'arrêt n°64 du 25 octobre 2007 de ta Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Renvoie les parties devant la même Juridiction autrement composée</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l’amende de cassation,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Condamne la défenderesse aux dépens</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents: </span></p><p class="cs72B7CAB7"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames: </span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre Président, </span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAHARISOASEHENO Injaikarivony, Conseiller - Rapporteur:</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAMIHAJAHARISOA Lubine. Conseiller. RAJOHARISON Rondro Vakana, Conseiller. RAJAONA Andriamanankandrianina, Conseiller tous membres: </span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RASOAHARISOA Florine, Avocat Général </span></li><li class="cs3D35DABB"><span class="csCF6BBF71">ANDRIANALISOA Ramanamisata Eloi, greffier: </span></li></ul>\n \t\t<p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier /</span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csD15247B9"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs40314EBF"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1957 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1964 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1961 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null 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Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Réalisation du gage" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csF0A1D375{text-align:justify;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New 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S.A</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">Hôtel Restaurant YYY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy le premier octobre deux mille dix, a rendu l'arrêt suivant :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="cs91EF8B52">LA COUR.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Société XXX S.A. dont le siège social est [adresse], poursuites et diligences de son Directeur général, élisant domicile en l'étude de ses Conseils Maîtres Félicien, Hanta et Koto RADILOFE, Avocats à la Cour, 41 rue Marc Rabibisoa, Antsahabe, Antananarivo, contre l'arrêt n° 20-Com rendu le 13 février 2003 par la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo dans le litige l'opposant à Hôtel Restaurant YYY; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense produits:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csBAF33195">Sur les premier et deuxième moyens de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> réunis pris, de la violation des articles 93 du code de commerce, 180 et 410 du code de procédure civile, défaut de motifs, défaut de réponse à conclusions déposées, défaut de base légale, contradiction de motifs équivalant à un défaut de motifs; </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> (premier moyen) l'arrêt déféré a confirmé l'ordonnance entreprise en toutes ses dispositions, retenant ainsi la compétence du juge des référés pour statuer sur la demande de suspension d'une vente publique dans le cadre d'une procédure de réalisation de gage: </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71"> les formalités énoncées par l'article 93 du code de commerce ont un caractère exclusivement extrajudiciaire ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71">, (deuxième moyen) l'arrêt attaqué, après avoir relevé que la Société XXX ne saurait procéder à la vente du véhicule gagé, alors que le montant de sa créance fait encore l'objet d'une contestation devant le Tribunal et que la différence n'est pas aussi insignifiante, comme le laisse croire la société XXX, a confirmé l’ordonnance entreprise en toutes ses dispositions en énonçant que: c'est à juste titre que le premier juge a décidé comme il l'a fait,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71">, l'article 93 du code de commerce stipule que à défaut de paiement à l'échéance, le créancier peut, huit jours après une simple signification faite au débiteur... faire procéder à la vente publique des objets donnés en gage. et que ce défaut de paiement à l'échéance, reconnu judiciairement par Hôtel Restaurant YYY, est constaté par la Cour d'Appel;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu lesdits textes de loi:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il est reproché l'arrêt déféré de ne s'être pas conformé aux dispositions de l'article 93 du code de commerce, qui permettait à la XXX de procéder à la vente aux enchères publiques du véhicule litigieux objet de gage, selon des formalités exclusivement extrajudiciaires:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour confirmer l'ordonnance entreprise l'arrêt attaqué énonce :</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la société XXX ne saurait procéder à la vente du véhicule gagé, alors que le montant de sa créance fait encore l'objet d'une contestation devant le Tribunal et que la différence n'est pas aussi insignifiante comme le laisse croire la société XXX ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour confirmer la discontinuation des poursuites décidée par le premier juge, la Cour d'Appel a retenu le caractère urgent de la contestation élevée, relative à la détermination du montant définitif de la créance, et a estimé devoir attribuer au juge des référés compétence pour se prononcer comme il l'a fait:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il convient toutefois de relever que la créance n'est point contestée en son principe et que le juge du fond a été déjà saisi de la cause; que la convention signée par les parties notamment en son article 6, ainsi que les dispositions de l'article 93 du code de commerce permettaient au créancier gagiste de faire procéder à la vente aux enchères publiques du véhicule gagé sans aucune intervention du Tribunal;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que la Cour d'Appel a retenu sa compétence en ordonnant la suspension de la vente, alors que le seul recours prévu pour être éventuellement exercé par le saisi ne porte que sur le sort du produit de la vente, et alors qu'une action tendant entre autres à la révision de la créance est pendante devant les juges du fond; que l'intervention du juge des référés en la présente cause a vidé de ses portées les dispositions susvisées; que l'arrêt attaqué encourt les reproches des moyens et ne peut qu'être cassé.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">CASSE et ANNULE, sans renvoi, l'arrêt commercial n" 20-Com du 13 février 2003 de la Cour d'Appel d'Antananarivo;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Condamne la défenderesse aux dépens.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Mesdames et Messieurs:</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAMANANDRAIBE RANAIVOHARIVONY Bakolalao, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RALAISA Ursule, Conseiller - Rapporteur; </span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAMIHAJAHARISOA Lubine, RABETOKOTANY Marcelline, RAHELISOA Odette, Conseillers, tous membres;</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RASOAHARISOA Florine, Avocat Général;</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RABARISON Sylvain José, Greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csD4DC7984"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1970 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1977 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1974 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "Selon l’Article 93 du Code de commerce « à défaut de paiement à l’échéance, le créancier 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"Appel" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8" /><title>\n \t\t</title>\n \t\t<style type="text/css">\n \t\t\t.csD15247B9{text-align:left;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.csCF6BBF71{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:normal;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs75F9B396{text-align:center;text-indent:0pt;margin:0pt 0pt 0pt 0pt;line-height:1.5}\n \t\t\t.cs91EF8B52{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:normal;}\n \t\t\t.cs31B015EA{color:#000000;background-color:transparent;font-family:Times New Roman;font-size:12pt;font-weight:bold;font-style:italic;}\n 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class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi trois septembre deux mille dix tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit : </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi :</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71"> Statuant sur le pourvoi de B.C.C. , demeurant à [adresse], ayant pour conseil Maître RATOVONDRAJAO Armand Fredon, avocat, contre l'arrêt n°09- C du 06 avril 2009 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga, rendu dans le litige l'opposant à l'Établissement R.A.,</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csBAF33195">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> pris de la violation des articles 169 de la loi sur la Théorie Générale des Obligations et 1184 du Code Civil français ainsi libellés « </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> pour exonérer la responsabilité contractuelle de l'Etablissement R.A. dans l'inexécution de son obligation de payer et refuser ainsi la résolution du contrat du 26 septembre 2007 de la Cour d'Appel a retenu que cette inexécution reprochée ne relève pas d'une mauvaise foi manifeste mais est justifiée par un empêchement particulièrement grave </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71"> les dispositions des articles de loi sus-spécifiés sont générales et ne distinguent pas entre l'inexécution provenant d'un cas de force majeure ou non mais que surtout, dans un contrat synallagmatique comme le cas d'espèce l'obligation de l'une des parties a pour cause l'obligation de l'autre partie et réciproquement, si l'obligation de l'une n'est pas remplie, quel qu'en soit le motif, l'obligation de l'autre devient sans cause et ne peut plus être due ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">D'ailleurs, les conditions de la force majeure ne sont pas remplies dans la mesure où celle-ci suppose l'impossibilité pour l'autre cocontractant d'exécuter son obligation, ce qui n'est pas le cas en l’espèce » ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour retenir que « l'inexécution reprochée à R.A. ne relève pas d'une mauvaise foi manifeste mais est justifiée momentanément par un empêchement particulièrement grave et pour lequel le créancier (fournisseur) a sa part de responsabilité conformément aux dispositions des articles 170 et 178 de la Loi sur la Théorie Générale des Obligations », la Cour d'Appel, pour écarter la notion de mauvaise foi n'a fait qu user de son pouvoir</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la production par l'Etablissement R.A. de la lettre date du 26 mars 2008 du Chef de section de recherches criminelles de la Gendarmerie nationale de Toamasina, constitue une preuve par témoignage de l'existence de la procédure de saisie diligentée contre B.C.C.;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu dès lors que le moyen reprochant à l'arrêt attaqué d'avoir retenu pour le règlement du litige cette lettre du 26 mars 2008, est inopérant et doit être écarté ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csBAF33195">Sur le quatrième moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> pris de la violation des articles 05 et 411 du Code de Procédure Civile sur le principe de l'interdiction pour les juridictions judiciaires de statuer ultra petita et sur l'irrecevabilité des demandes nouvelles en appel </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> la Cour d'Appel de Mahajanga a rendu un arrêt qui n'a pas ordonné à l'Établissement R.A. de payer la valeur des bois non payés mais a seulement pris acte de cette offre de payer et a assimilé les demandes nouvelles formulées en appel, par l'Établissement R.A. à des défenses à l'action principale </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71"> d'une part, l'article 05 du Code de Procédure Civile stipule que le juge doit se prononcer sur tout ce qui est demandé et seulement sur tout ce qui est demandé la Cour d'Appel n'a pas répondu aux conclusions de R.A. qui a demandé d'être condamné à payer à B.C.C. une somme de 1.400.000.000 F(première branche) et d'autre part, les trois chefs de demande ne pourraient être assimilés à des défenses à octroi principale dans la mesure où l'action principale concerne le problème soulevé par l'exécution du contrat du 26 septembre 2007 et les demandes nouvelles mettent en évidence d'autres contrats antérieurs non contestés en première instance (deuxième branche)</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">Sur la première branche du moyen</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que contrairement à l'assertion du moyen, la Cour d'Appel, en prenant acte de l'offre de paiement faite par l'établissement Ramialison Arland, s'est prononcé sur l'engagement de payer formulé par l'acheteur qu'est R.A.;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Que le moyen, en sa première branche manque en fait et doit être rejeté ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csE2DF19C1">Sur la deuxième branche du moyen</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le moyen reproche à l'arrêt attaqué d'avoir retenu comme défenses à l'action principale, les demandes formulées en appel par R.A.,</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'article 411 du Code de Procédure Civile relève qu’ « il ne peut être formé en cause d'appel aucune demande nouvelle à moins qu'il ne s'agisse de compensation ou que la demande nouvelle soit la défense à l'action principale ; »</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il est constant que le litige a trait à l'inexécution du contrat de vente de bois de rose en date du 26 septembre 2007, lequel contrat fait référence, ainsi qu'il ressort des éléments du dossier, au contrat dit d'approvisionnement en bois de rose conclu entre les parties le 23 novembre 2006 et portant sur la livraison B.C.C. de 6000 rondins de bois de rose ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que des éléments constants du dossier, il ressort qu'en appel, R.A. a déposé des demandes tendant à faire déclarer que les contrats formés entre les parties demeurent valables jusqu'à livraison des 6000 rondins de bois de rose convenus, que B.C.C. honore ses engagements de livraison des 4000 rondins restant et qu'il soit ordonné le paiement par R.A. du prix des rondins livrés, tout en tenant compte des avances déjà perçues d'un total de 1.400.000.000 FMG (140 Tonnes de bois de rose à raison de 10.000 FMG le kilogramme) et des dispositions de l'ordonnance de référé n°49 du 18 février 2006 ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que dès la première instance, l'établissement R.A. a soutenu des moyens de défense dans le sens de ses demandes en appel et qualifiées « demandes reconventionnelles », par le juge du fond ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il s'ensuit que ces demandes faites en appel constituent des défenses à l'action principale, relative à l'exécution du contrat du 27 septembre 2007 et ne peuvent être qualifiées de demandes nouvelles ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il s'ensuit que le moyen, n'est pas fondé et doit être rejeté ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csF0A1D375"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">REJETTE</span><span class="csCF6BBF71"> le pourvoi;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne le demandeur à l'amende et aux dépens.</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><p class="cs29AFA52F"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs987C56D7" value="0"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RAHELISOA Odette, Conseiller - Rapporteur ; </span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71"> RANDRIAMAΜΡΙΟΝΟΝΑ Elise, Conseiller, RAMIHAJAHARISOA Lubine, Conseiller, ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, Conseiller, tous membres;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RAJAONARIVELO Jean Berchmans, Avocat Général ;</span></li><li class="cs7EA8D6C2"><span class="csCF6BBF71">RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./.</span></p><p class="csE127C53"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1983 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1990 …} -histories: 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COUR</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi:</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi des époux RDD/RMG, grossistes et détaillants [adresse], élisant domicile en l'étude de leur conseil Maître RAJASINELINA Falilalao, avocat, contre l'arrêt n°59 du 22 août 2002 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo, rendu dans le litige les opposant à l’assurance XXX,</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu le mémoire en demande;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Sur le moyen de cassation pris en sa troisième branche pris de la violation de l'article 21 de la loi 99.013 du 02 août 1999 portant code des Assurances et de l'article 16 alinéa 02 de la Police d'Assurances incendie n°537.013 du 15 novembre 1999 pour dénaturation des éléments de la cause, manque de base légale, excès de pouvoir, défaut de réponse à conclusions régulièrement déposées, en ce que la Cour d'Appel fait état que les époux requérants, bien que régulièrement Convoqués en personne et ayant constitué un conseil, n'ont pas Conclu et ledit conseil a juste demandé la mise en délibéré de l'affaire alors que les requérants ont déposé leurs conclusions en date du 13 décembre 2001 par le truchement de leur Conseil ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il est les époux constant que RDD/RMG ont déposé des conclusions en date du 13 décembre 2001, par l'organe de leur conseil et par lesquelles ils demandent l'information du jugement entrepris et la condamnation de l’assurance XXX à leur payer la valeur des créances dues à leurs fournisseurs et des dommages-intérêts ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu ainsi, en retenant que les époux appelants n'ont pas conclu et que leur conseil a juste demandé la mise en délibéré de l'affaire, la Cour d'Appel a écarté des débats lesdites conclusions et les ont complètement ignorées;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Qu'il s'ensuit que le moyen est fondé et la cassation encourue, et ce sans qu'il soit besoin de discuter des autres branches du moyen</span></p><p class="cs964C40F2"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l ‘arrêt n°59 du 22 août 2002 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel d'Antananarivo</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne la défenderesse aux dépens.</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents:</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAKETAMANGA Odette, Président de Chambre, Président ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RASANDRATANA Eliane, Conseiller - Rapporteur ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RAJOHARISON Rondro Vakana, Conseiller, RANDRIANANTENAINA Modeste, Conseiller, RAHELISOA Odette, Conseiller, tous membres ;</span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RANDRIANAIVOJAONA Fenomanana, Avocat Général ; </span></li><li class="cs2A4586A3"><span class="csCF6BBF71">RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier</span></li></ul>\n \t\t<p class="csD9F7C31C"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par e Président, le Rapporteur et le Greffier. /.</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#1996 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2003 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2000 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "La non constatation par le juge des conclusions avancées par l’une des parties constitue une cause de cassation" -keywords: "Conclusion – Défaut de réponse" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#2008 -id: 169 -code: "DCS67D730359C3CC" -numero: 101 -arretAt: DateTimeImmutable @1276024229 {#1999 : 2010-06-08 21:10:29.0 Europe/Zurich (+02:00) } -numeroDossier: "140/08-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155829 {#2005 : 2025-03-16 21:10:29.0 Europe/Zurich 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– CASSATION </span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs91EF8B52">LES NANTISSEMENTS – CAUTIONNEMENT – FORMALITÉS\t</span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs91EF8B52"> « </span><span class="cs31B015EA">L’effet dévolutif de l’appel permet à la Cour d’Appel de réformer en fait et en droit la décision frappée d’appel dans toutes ses dispositions, et ce indépendamment du bienfondé ou du mal fondé des motifs sous tendant cette reformation ; </span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs31B015EA"> </span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs31B015EA">Selon l’article 1591 du Code Civil « le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties », la Cour d’Appel qui y passe outre excède ses pouvoirs ; </span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs31B015EA"> </span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs31B015EA">La constitution de nantissement et de cautionnement doit répondre aux formalités légales »</span></p><p class="csD22B4788"><span class="csCF6BBF71">La société XXX SARL</span></p><p class="csD22B4788"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="csD22B4788"><span class="csCF6BBF71">Banque YYY ; H.M.J. et autre</span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR</span></p><p class="csD22B4788"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="csD22B4788"><span class="csCF6BBF71">COUR DE CASSATION</span></p><p class="csD22B4788"><span class="csCF6BBF71">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du mardi huit juin deux mille dix tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit :</span></p><p class="cs5441061C"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi:</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Société XXX SARL, siège social à [adresse] , ayant pour conseil Maître RAKOTO Ralaimidona Lydia, avocat, 89 bis Rue Guillet Ankazotokana, d'une part, et d'autre part sur le pourvoi de la banque ZZZ, siège social [adresse], poursuites et diligences de son Directeur Général, et la Banque YYY, siège social [adresse] représentée par R.E., Directeur délégué aux affaires juridiques, toutes deux ayant pour conseils Maître RAJOELINA Allain et RAKOTOARIVONY Harilanto, avocats, 156, Cité Ampefiloha, et Antananarivo Maitre ANDRIANTSEHENO Léa Monique, avocat, 5 rue Lavigerie Antsiranana, contre l'arrêt commercial n°06-C du 05 mars 2008 de la Cour d'appel de Mahajanga rendu dans le litige qui les oppose aux nommés H.M.J. et V.A.;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Joignant les pourvois, vu leur connexité ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Sur le pourvoi de la Société XXX:</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csBAF33195">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> tiré de la violation de l'article 180 du Code de Procédure Civile tenant à l'obligation du juge de motiver sa décision, </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> l'arrêt commercial n°06-C du 5 mars 2008 a déclaré l'appel incident non fondé </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71">, ce faisant, la Cour d'Appel a jugé fondé l'appel incident puisqu'elle a agréé la réformation à la hausse du prix au kilogramme de la vanille livrée par le premier juge à 496 000 Ar/Kg ; et passant à 560 000 Ar/kg ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que tant les appels principaux que l'appel incident incombent à la Cour d'Appel de considérer le litige dans toute son intégralité ; que l'effet dévolutif de l'appel lui permet de réformer en fait et en droit la décision frappée d'appel dans toutes ses dispositions, indépendamment du bien-fondé ou du mal fondé des motifs sous- tendant cette réformation ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu en outre qu'aucune contradiction n'est relevée dans le dispositif car le caractère non fondé de l'appel incident est justifié par la suppression des dommages intérêts précédemment alloués par le jugement frappé d'appel, qu'il y a lieu de rejeter le moyen comme non fondé;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csBAF33195">Sur les deuxième et troisième moyens de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> réunis pris de la violation de l'article 180 du Code de Procédure Civile tenant du défaut de base légale à la décision querellée, fausse application des articles 1590 et 1591 du Code Civil français d'avant 1961 relatif à la détermination du prix dans un contrat de vente </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> la Cour d'Appel est entrée dans une totale confusion des faits de la cause et de raisonnement quand elle affirme: « infirme le jugement entrepris en ce qu'il a condamné la Société XXX à payer à V.A. la somme en principal de 1.115.400.000 Ariary et à dame H.M.J. celle de 803.973.640 Ariary, réforme le montant des condamnations aux sommes de 881.040.000 Ariary, pour V.A. » </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71"> ce faisant, elle n'infirme point les condamnations prononcées à l'encontre de la Vanille Mad, celles-ci sont en définitive et dans leur exécution portées à la hausse qu'au lieu de payer Ar 461.336.555 pour H.M.C. et 506.064.000 pour V.A. comme le préconise le premier juge s'il avait procédé à la déduction des avances, la demanderesse doit payer suite à cet arrêt Ar 657.636.900 pour la première et Ar 881.040.000 pour le second (2ème moyen) et </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> le prix dans la vente des vanilles livrées n'ayant pas été déterminé par les parties lors de l'échange des consentements, il pouvait l'être par un tiers, indépendamment de la volonté des parties </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71">, d'une part, le juge ne pouvait fixer ce prix en dehors d'un mandat exprès des parties et d'autre part, la Cour d'Appel a qualifié la fixation à la hausse qu'elle a fait du prix au kilogramme de la vanille d'acte de révision de prix (3ème moyen);</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que compte tenu du prix du kilogramme de vanille, fixé par les juges du fond, la Société Vanille Mad a été condamnée à payer à H.M.J., la somme de 657.636.900 Ar et à V.A., la somme de 881.040.000 Ar ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que les articles applicables sur le prix, sont plutôt les articles 1591 et 1592 du Code Civil ; la simple erreur commise à cet effet par le demandeur dans la citation des textes allégués à l'appui du pourvoi n'empêchant pas d'identifier les textes véritablement applicables ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la Cour d'Appel a relevé qu'il n'y a pas vente mais négociation entre les parties, s'agissant du domaine de la vanille, qui ne connaît pas de prix légal ni stable mais suit les fluctuations du moment ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la Cour d'Appel, se fondant sur les indications données dans les bons d'achat contestés par les défendeurs mais considérés par la Cour d'Appel comme étant des éléments laissés à son appréciation et au vu des fourchettes de prix présentées à cette époque (décembre 2003), la Cour d'Appel a estimé raisonnable de fixer le prix à 560.000 Ar. Le kilogramme de vanille livré par les défendeurs ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'aux termes de l'article 1591 du Code Civil « le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties » ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu ainsi que la Cour d'Appel est sortie complètement des limites imposées par l'article 1591 du Code Civil et a manifestement excédé ses pouvoirs, aucune disposition de ce texte, ni aucun article de son statut de juge ne lui permet en effet de fixer le prix à la place des parties et de dire à leur place qu'il y a révision de prix ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en l'absence de fixation de prix et à défaut d'accord entre les parties, la Cour d'Appel aurait dû recourir aux dispositions de l'article 1592 si elle voulait sauver la vente de la nullité c'est-à-dire laisser à l'arbitrage d'un tiers la fixation du prix de la vanille ; « si le tiers ne veut pas faire l'estimation ou ne peut pas, il n'y a point vente. » ; mais encore faut-il que cet expert soit désigné en accord préalable des parties ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu en conséquence que l'arrêt attaqué encourt la cassation ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Sur le pourvoi des banques ZZZ et YYY:</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense produits ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csBAF33195">Sur le premier moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> tiré de l'article 26 de la Loi organique n°2004.036 du 1er octobre 2004 et pris de la violation de l'article 180 du Code de Procédure Civile pour défaut de base légale, contradiction de motifs équivalant à absence de motifs ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> l'arrêt attaqué, dans son dispositif, a déclaré inopposables les nantissements dits toutefois régulier et par voie de conséquence a confirmé le cautionnement personnel des banques pour ce motif d'inopposabilité en ces termes: « dit que les nantissements faits sont réguliers en leur forme mais que faute d'affichage ou d'inscription auprès du tribunal de la situation des biens (Antalaha), ils ne sauraient être opposables aux intimés, confirme en conséquence mais pour ce motif le cautionnement personnel des banques ZZZ et YYY »,</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Alors que</span><span class="csCF6BBF71"> le cautionnement personnel des banques ne peut être la conséquence de l'inopposabilité des nantissements ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Qu'il n'y a aucun lien juridique entre l'inopposabilité des nantissements aux créanciers et la conséquence tirée par le juge du fond de la validité du cautionnement, que le raisonnement juridique manque de base légale ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que pour retenir le cautionnement des banques ZZZ et YYY, l'arrêt attaqué s'est référé aux arrêts n°s 111 et 112 du 14 avril 2006 de la Chambre des référés de la Cour d'Appel de Mahajanga lesquels ont donné acte de leur caution sur la dette principale de la Sté XXX ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'il a été relevé dans les procédures ayant abouti à ces décisions devenues définitives faute de pourvoi en cassation que les banques ZZZ et YYY se sont expressément engagées au cas où les nantissements des stocks de marchandises sont déclarés inopposables aux créanciers de la Sté XXX, les banques seront tenues de leur engagement en tant que caution sur la dette principale ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'arrêt attaqué ayant souverainement constaté que « les nantissements sont réguliers en leur forme, mais que faute d'affichage ou d'inscription auprès du tribunal de la situation des biens (Antalaha), ils ne sauraient être opposables aux intimés », il a par conséquent confirmé le cautionnement personnel des banques ZZZ et YYY conformément à leur engagement pris lors d'une intervention volontaire en appel ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que la Cour d'Appel qui a ainsi tiré les conséquences légales de ses constatations n'encourt pas le grief du moyen invoqué ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csBAF33195">Sur le second moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> tiré de l'article 26 de la Loi organique n°2004.036 du 1er octobre 2004 et pris de la violation de l'article 9 de la Loi n°2003-041 portant sur les Sûretés, dénaturation des faits, défaut de base légale ; </span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">En ce que</span><span class="csCF6BBF71"> le cautionnement ne se présume pas à peine de nullité, il doit être convenu de façon expresse entre la caution et le débiteur,</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Alors que</span><span class="csCF6BBF71"> les créanciers et les banques n'ont convenu d'aucun cautionnement, les banques se sont engagées unilatéralement ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le moyen qui invoque le défaut de convention écrite entre la caution et le créancier, présenté pour la première fois devant la Cour de Cassation est nouveau et partant, irrecevable ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Joint les pourvois pour connexité ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Sur le pourvoi des banques BOA et UCB</span><span class="csCF6BBF71"> : </span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Le </span><span class="cs91EF8B52">REJETTE</span><span class="csCF6BBF71">;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csE2DF19C1">Sur le pourvoi de la Société Vanille Mad</span><span class="csCF6BBF71"> :</span></p><p class="cs5441061C"><span class="cs91EF8B52">CASSE ET ANNULE</span><span class="csCF6BBF71"> l'arrêt n°06-C du 05 mars 2008 de la chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Mahajanga ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation ;</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Laisse les frais aux défendeurs.</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><p class="csF7C9E888"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RASOAZANANY Vonimbolana, Président de Chambre, Président;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RANDRIANAIVO Isabelle, Conseiller - Rapporteur;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RASAMIMAMY Angelain, Conseille, RAJOHARISON Rondro Vakana, Conseiller, RASOARINOSY Vololomalala, Conseiller, tous membres:</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">RALISON Andriamanohery, Avocat Général : - ANDRIANALISOA Ramarasata Eloi, greffier:</span></li></ul>\n \t\t<p class="cs11C8FC82"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="cs5441061C"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier./.</span></p><p class="csE127C53"><span class="cs1B16EEB5"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2009 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2016 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2013 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ L’effet dévolutif de l’appel permet à la Cour d’Appel de réformer en fait et en droit la décision frappée d’appel dans toutes ses dispositions, et ce indépendamment du bienfondé ou du mal fondé des motifs sous tendant cette reformation ; \n \n Selon l’article 1591 du Code Civil « le prix de la vente doit être déterminé et désigné par les parties », la Cour d’Appel qui y passe outre excède ses pouvoirs ; \n \n La constitution de nantissement et de cautionnement doit répondre aux formalités légales """ -keywords: """ Appel – Effet dévolutif – Reformation \n \n \n \n \n \n \n \n Excès de pouvoir – cassation \n \n \n Les nantissements – cautionnement - formalités """ -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#2021 -id: 160 -code: "DCS67D730359B242" -numero: 77 -arretAt: DateTimeImmutable @1274469029 {#2012 : 2010-05-21 21:10:29.0 Europe/Zurich (+02:00) } -numeroDossier: "91/05-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155829 {#2018 : 2025-03-16 21:10:29.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540222 {#2020 : 2025-05-29 19:37:02.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Principe indemnitaire" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd">\n <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">\n \t<head>\n \t\t<meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; 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L’indemnité due par l’assureur ne peut dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre.</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs31B015EA">L’assuré peut contracter auprès de plusieurs assurances par plusieurs polices pour un même intérêt contre un même risque. Une tierce personne peut valablement souscrire une police pour un même intérêt contre un même risque, et les deux contrats doivent produire leurs effets. » </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">XXX Sarl</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">C/</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="csCF6BBF71">Sté YYY ; assurance ZZZ</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">REPUBLIQUE DE MADAGASCAR </span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs91EF8B52">AU NOM DU PEUPLE MALAGASY</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs1DA2E76">COUR DE CASSATION</span></p><p class="cs75F9B396"><span class="cs1DA2E76">CHAMBRE CIVILE, COMMERCIALE ET SOCIALE</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale en son audience publique ordinaire du vendredi vingt et un mai deux mille dix tenue au palais de Justice à Anosy a rendu l'arrêt dont la teneur suit:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">LA COUR</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la XXX Sarl, ayant son siège social [adresse], représentée par son gérant statutaire D.N. ayant pour conseil Maître Andrianary René Arthur, Avocat, contre l'arrêt commercial n°46 rendu le 03 décembre 2004 par la Cour d'appel de Toamasina dans le litige l'opposant à Sté YYY et assurance ZZZ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les mémoires en demande et en défense;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csBAF33195">Sur le quatrième moyen de cassation</span><span class="csCF6BBF71"> tiré de l'article 26 alinéa 7 de la loi organique n°2004.036 du 1 octobre 2004 violation des articles 15 et 16 du Code de Procédure Civile, des articles 5 et 37 de la loi 99.013 du 02 août 1999 portant codes des Assurances, des articles 233 et 234 de la Théorie Générale des Obligations; violation de la loi, non réponse à conclusions en ce que la Cour d'Appel l'a déboutée de ses demandes, fins et conclusions aux motifs qu'il ne saurait y avoir double indemnisation alors que XXX est un tiers par rapport au contrat d'assurance de responsabilité liant la Sté YYY et assurance ZZZ, parties régies par le principe indemnitaire soulevé dans l'arrêt et par ailleurs elle n'a pas tenu compte de l'entier préjudice de la société Madextra dûment justifiées par des pièces faisant foi versées au dossier le tout rappelé et confirmé par les conclusions écrites du 28 juin 2000 prises devant la Cour d'Appel d'Antananarivo et du 15 novembre 2002 prises devant la Cour d'appel de Toamasina auxquelles celle-ci n'aura donc pas répondu ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés aux moyens;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que du dossier il ressort que le conteneur appartenant à la XXX dans lequel se trouvaient divers objets et marchandises dont une unité d'huilerie a subi un accident endommageant complètement celle-ci lors du débarquement au port de Toamasina</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que les expertises effectuées ont fait état de l'entière responsabilité de l'acconier dont l'assureur de responsabilité est l’assurance ZZZ ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que si au début l'assurance susdite n'a pas contesté cette responsabilité et sa couverture, la connaissance d'une autre assurance souscrite par une tierce personne auprès du groupe Concorde au profit de l'unité d'huilerie a engendré diverses remises en cause ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que selon l'arrêt le dommage s'est produit en cours du déplacement du conteneur au cours duquel il a été heurté par l'élévateur qui est un véhicule terrestre à moteur soumis à une obligation d'assurance, excluant ainsi le sinistre de la garantie souscrite par la Sept ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'arrêt a ensuite relevé l'assurance contractée auprès du groupe Concorde et énoncé que le principe indemnitaire consacré par l'article 37 de la loi 99.13 du 02 août 1999 sur les assurances veut que le bénéficiaire d'une indemnité d'assurance ne trouve pas en elle l'occasion de faire un profit; que l'indemnité qui leur a été versée par l'assurance concorde est jugé satisfactoire et l'a réparée de son entier préjudice,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu de ces énonciations que l'arrêt a refusé les demandes de réparation faites par la XXX pour cas de non assurance d'une part et par application du principe indemnitaire d'autre part;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Mais attendu qu'en statuant ainsi l'arrêt a violé les textes visés au moyen, principalement les articles 5 et 37 du Code des Assurance et l'article 123 de la Théorie Générale des Obligations;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu en effet que le risque s'est réalisé au cours des activités normales (acconage) de l'assuré et prévu dans le contrat souscrit par ce dernier auprès de l'assureur de responsabilité que ce dernier ne peut s'exonérer de son obligation d'indemniser la victime dans les limites de la garantie ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu en ce qui concerne le principe indemnitaire invoqué par l'arrêt, l'article 37 Code des Assurances parle de l'assurance relative au bien de l'assuré et prévu dans le contrat souscrit, que ce dernier ne peut s'exonérer de son obligation d'indemniser la victime dans les limites du contrat souscrit;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu en ce qui concerne le principe indemnitaire invoqué par l'arrêt, l'article (37 du code des assurances) parle plutôt de l'assurance relative au bien qui est un contrat d'indemnité, l'indemnité due par l'assureur à l'assuré laquelle ne peut dépasser le montant de la valeur de la chose assurée au moment du sinistre, mais nullement du problème du double indemnisation ou d'occasion de faire un profit ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Attendu en effet que la loi n'interdit à un assuré de contracter auprès de plusieurs assurances par plusieurs polices pour un même intérêt contre un même risque et dans ce cas chacune d'elle produit ses effets dans les limites de la garantie ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Que de même, une tierce personne, tel le cas présent peut valablement souscrire une police pour un même intérêt contre un même intérêt contre un même risque et les 2 contrats doivent produire leurs effets,</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Qu'en outre dans le cas présent, le contrat souscrit par la tierce personne avec Concorde n'a rien à voir avec l’assurance ZZZ, qui est une tierce vis-a-vis de ce lien et ne peut s'opposer ou en bénéficier.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Qu'en outre dans le cas présent, le contrat souscrit par la tierce personne avec Concorde n'a rien à voir avec l’assurance ZZZ, qui est une tierce vis-à-vis de ce lien et ne peut s'opposer ou en bénéficier:</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Qu'il s'ensuit que l'arrêt mérite le censure pour violation de la loi ;</span></p><p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csF0A1D375"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l'arrêt commercial n°46 du 03 décembre 2004 de la Cour d'Appel de Toamasina ;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation;</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Laisse les frais au Trésor.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, Chambre Civile, Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jours, mois et an que dessus.</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents</span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">Messieurs et Mesdames</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAMAVOARISOA Claire, Président de Chambre, Président-Rapporteur: </span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAJOHARISON Rondro Vakana, Conseiller RANDRIAMANANTENA Jules, Conseiller, ANDRIAMITANTSOA Harimahefa, Conseiller, RANDRIANANTENAINA Modeste, Conseiller, tous membres,</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RAJAONARIVONY Marius, Avocat Général,</span></li><li class="cs8E5D41D5"><span class="csCF6BBF71">RABARISON ANDRIANARILALA Sylvain José, greffier;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71"> </span></p><p class="csAC9652A3"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csE127C53"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2022 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2029 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2026 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: """ L’assurance relative aux biens est un contrat d’indemnité. 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""" -keywords: "Assurance – Principe indemnitaire – Plusieurs polices pour un même intérêt contre un même risque (OUI)" -contentBrut: null } App\Entity\Decision {#2034 -id: 124 -code: "DCS67D730359731E" -numero: 11 -arretAt: DateTimeImmutable @1265400629 {#2025 : 2010-02-05 21:10:29.0 Europe/Zurich (+01:00) } -numeroDossier: "594/06-COM" -createdAt: DateTimeImmutable @1742155829 {#2031 : 2025-03-16 21:10:29.0 Europe/Zurich (+01:00) } -updatedAt: DateTimeImmutable @1748540222 {#2033 : 2025-05-29 19:37:02.0 Europe/Zurich (+02:00) } -validatedAt: null -validateBy: null -isPublished: true -isValidated: true -demandeur: null -defendeur: null -filename: null -url: null -nature: Proxies\__CG__\App\Entity\Nature {#1690 …} -solution: Proxies\__CG__\App\Entity\Solution {#1825 …} -cassation: Proxies\__CG__\App\Entity\Cassation {#1725 …} -statut: Proxies\__CG__\App\Entity\Statut {#1611 …} -object: "Obligation" -objectOther: null -content: """ \u{FEFF}<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 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class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">La Cour Suprême, Cour de Cassation, Chambre Civile Commerciale et Sociale, en son audience ordinaire tenue au Palais de Justice à Anosy du vendredi cinq février deux mille dix, a rendu l'arrêt suivant :</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">LA COUR</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Après en avoir délibéré conformément à la loi :</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Statuant sur le pourvoi de la Société P.G.M., agence de Tuléar, ayant pour conseil Maître Rakotomanamihaja Claïs, avocat, contre l'arrêt n°007 du 30 novembre 2006 de la Chambre commerciale de la Cour d'Appel de Toliara, rendu dans le litige l'opposant à M.H;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu le mémoire en demande ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csBAF33195">Sur le premier moyen de cassation </span><span class="csCF6BBF71">tiré des articles 25 et 26 de la loi organique n°2004.036 du 1er octobre 2004 et pris de la violation de l'article 183 alinéa 02 du Code de Procédure Civile, pour fausse application et violation de la loi et ainsi libellé : « </span><span class="csE2DF19C1">en ce que</span><span class="csCF6BBF71"> la Cour d'Appel de Toliara, par l'arrêt n°007-Com du 30 novembre 2006 a rendu une décision concernant l'affaire Société Progem contre M.H sur l'assignation en paiement par la Société Progem de la somme de 1.449.875.350 F </span><span class="csE2DF19C1">alors que</span><span class="csCF6BBF71"> les mêmes parties (Société PGM -M.H), les mêmes causes et objet (recouvrement de créance de 1.449.875.350 F) sont « statués par l'arrêt n°64 du 03 décembre 2003 de la Cour d'Appel de Fianarantsoa qui a déclaré l'appel non fondé et a confirmé la décision entreprise ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Que l'arrêt n°007-Com de Toliara ne peut pas annuler le jugement du 26 mars 2003 rendu par le tribunal de première instance de Fianarantsoa et l'arrêt n°64/03 de la Cour d'Appel de Fianarantsoa qui ont déclaré la créance de la somme de 1.449.875.350 Fmg non fondée conformément à l'article 183 alinéa 2 du nouveau Code de Procédure Civile ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Vu les textes de loi visés ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que des éléments constants acquis au dossier, il ressort que tout au long des débats la Société P.G.M. a soutenu que la Cour d'Appel de Fianarantsoa a confirmé la rétractation par le juge des référés de Toliara des ordonnances autorisant les saisie-arrêt et saisie-conservatoire dont se prévaut M.H et produit au dossier les décisions de justice dont s’agit ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que le jugement déféré à la Cour d'Appel est basé sur ces décisions d'annulations de saisies ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu cependant que la Cour d'Appel de Toliara ne fait pas allusion à ces décisions judiciaires rendues par la juridiction de Fianarantsoa ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu qu'en éludant les questions relatives à ces saisies-arrêts et saisie-conservatoire, alors que sa saisine est relative justement à ces saisies et leur validation et les conséquences de droit, la Cour d'Appel de Toliara n'a pas régulièrement statué sur le litige à elle soumis et n'a pas suffisamment motivé sa décision ; </span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Attendu que l'arrêt ainsi rendu, encourt la cassation sans qu'il soit besoin de statuer sur le deuxième moyen proposé ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="cs91EF8B52">PAR CES MOTIFS</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">CASSE ET ANNULE l'arrêt n°007 du 30 novembre 2006 de la Chambre Commerciale de la Cour d'Appel de Toliara ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Renvoie la cause et les parties devant la même Juridiction autrement composée ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ordonne la restitution de l'amende de cassation ;</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Condamne le défendeur aux dépens.</span></p><p class="cs638E2D1B"><span class="csCF6BBF71">Ainsi jugé et prononcé par la Cour Suprême, Cour de Cassation, Chambre Civile Commerciale et Sociale, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus.</span></p><p class="cs4E8C727D"><span class="csCF6BBF71">Où étaient présents :</span></p><ul style="margin-top:0;margin-bottom:0;">\n \t\t\t<li class="cs987C56D7" value="0"><span class="csCF6BBF71">Raketamanga Odette, Président de Chambre, Président ;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">Ralaisa Ursule, Conseiller – Rapporteur ;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">Rajoharison Rondro Vakana; Andriamitantsoa Harimahefa; Rahelisoa Odette, Conseillers, tous membres ;</span></li><li class="cs987C56D7"><span class="csCF6BBF71">Rajaonarivelo Clarisse, Avocat Général ;</span></li><li class="cs7EA8D6C2"><span class="csCF6BBF71">Rabarison Sylvain José, Greffier ;</span></li></ul>\n \t\t<p class="csF0A1D375"><span class="csCF6BBF71">La minute du présent arrêt a été signée par le Président, le Rapporteur et le Greffier.</span></p><p class="csD2ED4CD8"><span class="csCF6BBF71"> </span></p></body>\n </html>\n """ -draft: null -editeurs: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2035 …} -createdBy: null -matieres: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2042 …} -histories: Doctrine\ORM\PersistentCollection {#2039 …} -isOriginalFileExist: false -president: null -conseillerRapporteur: null -conseiller: null -greffier: null -avocatGeneral: null -autrePersonnes: null -validationNote: null -sommaire: "Le juge doit régulièrement statuer sur les litiges qui lui sont soumis" -keywords: "Juges – Statuer – litiges soumis" -contentBrut: null } ] |
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